11/10/2018 : expertise et Handicap et Mobilité

Ce jour, je reçois un courrier fixant enfin la 4e expertise judiciaire (et j’espère la dernière car j’en ai marre, je vais lancer des malabar ! Ne comprendront que les vieux de mon âge) le 26 février 2019. Pensant que c’est ce mois-ci, vu que je crois qu’on est en février, car je ne sais jamais quand on est malgré mon agenda, mon calendrier papier et mes deux thermomètres électroniques qui indiquent la date, je me dis « waaaaaaaw c’est déjà dans 15 jours, faut que je réserve chez Handicap et mobilité ». Ouiiiiiiiiiiiiiiiii, je saiiiiiiiiiiis, c’est devenu Cap Mobilité.

Donc j’appelle Handicap et mobilité et je dis « bonjour, je souhaite réserver un trajet pour le mardi 26 février ». Elle me répond « de quelle année ? » Je me dis « purée, elle est conne ! » et je dis « ben de cette année » et elle répond « février de cette année est passé, c’est donc pour 2019 »

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii la pièce tombe, voilà pourquoi il était mis « 2019 » sur la lettre, je me disais « on est en 2018 non ? »

Cerveau blond.

Je me confonds en excuses car il est beaucoup trop tôt pour réserver et je raccroche. La honte !

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9/10/2018 : Pairi Daiza

Le vendredi 28 septembre dernier (2018), je suis allée à Pairi Daiza avec le GEH (Groupe d’entraide Hémiplégiques), où l’infirmière de nuit de Lennox, que j’ai donc « connue » là (peu, car j’étais déjà au lit quand elle arrivait vers 20h, mais vu qu’elle vit près de chez moi, je la vois plus depuis que je suis rentrée chez moi) est bénévole et où elle m’a proposé d’aller. J’ai dit de suite ouiiiiiiiiiiiii vu que j’adore Pairi Daiza, où j’étais allée quand l’évènement de la décennie, que dis-je, du siècle, a eu lieu : l’arrivée des pandas. J’avoue que je m’en fichais un peu et que le ramdam fait à l’époque m’énervait, j’avais d’ailleurs modifié une photo de mes trois chats en photos de mes trois pandas. Mais j’avais adoré le parc et je rêvais d’y retourner, pensant que ça resterait un rêve vu que sur place c’est hyper long et que marcher plus de 500 mètres est pénible pour moi. Mais quand Martine (l’infirmière) me l’a proposé, m’a dit que le car serait adapté et que j’ai su que je pouvais louer un fauteuil roulant sur place, j’ai dit oui, trois fois oui, me réjouissant de revoir les lémuriens. J’avais adoré ce contact avec cet animal superbe (un maki kata) venant de Madagascar, découvert lors de ma première visite. Mon seul but (ma seule obsession quoi) était donc de les revoir.

En plus, pensant qu’hémiplégique signifiait « paralysé du bas » alors que ça veut dire « paralysé d’un côté », je me disais que pour une fois je serais la plus valide vu que tout le monde serait en fauteuil. Pour une fois ! Râtéééééééééééééé…

On embarque donc dans le car à Wavre, direction Pairi Daiza. J’apprends qu’une société d’aide aux handicapés apportera des scooters électriques sur place (ça je savais qu’il y en aurait, mais Martine craignait que ce soit compliqué pour moi de me familiariser avec l’engin directement, voilà pourquoi j’avais réservé une chaise roulante à Pairi Daiza. Mon énooorme déception en voyant ces engins pratiques comme tout, fut vite balayée, car y’avait un scooter de plus, je pouvais le prendre. Yessssssssssss, trop contente, car ça me maintenait totalement autonome, tandis qu’une chaise roulante devait être poussée par quelqu’un, dont je dépendrais.

Aussitôt assise sur mon scooter électrique, dont l’usage est hyper facile, je l’adopte et je l’adore.

Et c’est parti pour l’entrée dans le parc et la découverte des animaux.

Je suis toujours « obsessionnée » par les lémuriens, mais vu la distance, ce sera pour après le repas, un vol au vent frites et mousse au chocolat comme dessert, prévu dans une heure trente.

Entre temps, on visite un peu le parc et les magasins, où j’achète un guide de Pairi Daiza, et oubliant de freiner avec mon scooter, je fonce dans une dame, à qui je fiche la trouille de sa vie. Je me confonds en excuses puis, comme toujours depuis que j’ai été cérébrolésée dans l’accident, j’ai un fou-rire très long, très bruyant. Tant pis. Et je me marre…

Je croise quelqu’un dont la tête me dit quelque chose, alors pour ne pas me demander durant quatre heures « c’était qui ? » et comme je ne suis plus timide, je dis « vous participez à Expédition Pairi Daiza sue RTL non ? » Il me répond « oui » en souriant. Gagnééééé ! Alors j’ajoute « vous êtes…. » je réfléchis « le vétérinaire ». Il dit « oui », gagné bisssssssssssssss !

Après un petit tour et une visite de magasin, mais je n’ai toujours pas vu mes amours de lémuriens, on a tous rendez-vous pour le repas. C’est bon. C’est sympa. Mais après deux heures, j’ai envie de retourner au parc moi, pas de rester assise. Et on y va. Je remonte sur ma bécane (mon scooter électrique quoi) et je pars avec trois personnes : maman, Martine, l’infirmière de Lennox, et Patricia (du moins je pense, mais pas sûre du tout du prénom), qui est aussi sur un scooter électrique.  Je vois « poubelle pmc » et je me dis « super de penser aux handicapés… » je confondais avec imc, argh…

Je suis toujours à la recherche des lémuriens, et le moins qu’on puisse dire est que c’est super mal indiqué sur le plan reçu à l’entrée. Déjà, les maki katas ont une queue rayée noire et blanche, fastooche. Sauf que les… attendez je vais voir sur google, voilà un raton laveur, donc les ratons laveurs ont aussi une queue rayée et, sur le plan, je les prends pour des lémuriens ! Heureusement, une employée de Pairi Daiza me fait remarquer mon erreur et c’est parti pour un tour de folie à la recherche des lémuriens. Toutes me suivent en se disant, j’imagine, « keskelle est chiante avec ses bestioles », mais après deux heures de recherches, on arrive près de lémuriens, hasard incroyable, pile quand les soigneurs vont faire le nourrissage par le public, soit nous, permettant un contact avec ces adorables bestioles, intéressées par l’amour qu’on leur porte, euh non par les carottes qu’on leur apporte.

Le moment est fabuleux, et les lémuriens adorent grimper sue le scooter électrique. Ils sont encore plus beaux que dans mon souvenir et je pense avoir transmis le « virus de l’amour

Pour la bestiole » aux autres. On se réunit tous pour prendre un verre, mais comme je n’ai rien osé boire de toute la journée de peur de devoir faire pipi, je prends une glace aux fraises.

Puis il est temps de partir, on retourne au car mais je veux absolument repasser au magasin acheter quelque chose et, après de longues recherches, je trouve un tapis de souris avec… des lémuriens.

Je rentre chez moi heureuse, fatiguééééééééééée mais heureuse.

8/10/2018 : Cap 48

Chuis allée à la diffusion en direct de Cap 48 hier, à Liège, emmenée par le Ressort, nous étions 9. Je suis rentrée à 1 heure du mat, c’est vraiment plus de mon âge. Le récit suivra, avec toutes les photos que j’ai prises, mais là, trop fatiguééééée.

Je vous mets tout de même les photos de mon moment préféré : la chanson de Lou. Superbe. Quand le public a été invité à reprendre les paroles à la fin, j’avais la voix qui tremblotait à donf tant j’étais émue.

Je mets aussi une supeeeeerbe (faut le dire vite) photo de moi et d’une partie de mon groupe du Ressort, passée hier à la RTBF, enfin la Une comme on dit maintenant.

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3/10/2018 : FIFF : Un amour impossible

film un amour impossible

Dimanche, je suis allée voir Un amour impossible, avec Virginie Effira. Elle n’était pas présente, vu qu’elle était venue la veille rencontrer son public. Dommage, mais j’ai été voir Lambert Wilson. Le film était à 15h15 mais j’étais déjà là à 13h45 pour éviter la foule. Y’avait quelques retardataires pour le film pour enfants, j’ai donc dû préciser que je venais pour le film suivant, bien en avance mais pas grave. On m’a donc fait m’asseoir sur un banc, dans l’entrée du Caméo. C’était le même monsieur adorable du FIFF de l’an dernier, bien plus chouette que celui du théâtre. Et son collègue, qui a eu le malheur de s’asseoir près de moi, était super sympa aussi ; Malheur vu que, n’ étant plus timide depuis que j’ai été écrasée, je cause énoooooooormément, comme Gros Quick.

Je peux entrer et le film commence. Un amour impossible. Un film superbe, mais dur de chez dur. Les acteurs jouent très bien, Virginie Effira est fabuleuse, mais keske c’est dur. Je me doutais que si c’était « un amour impossible », ce ne serait pas joyeux, mais à ce point ! Ma voisine est du même avis, on sort de ce film fabuleux toutes « tourneboulées », et elle me propose de me ramener car sa voiture est garée tout près. Adorable, mais je refuse car j’avais déjà l’idée d’aller chez Burger King, j’ai maintenant une bonne excuse : me remonter le moral en m’empiffrant. (à suivre)

2/10/2018 : FIFF : sous le chapiteau

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Je ne vous ai pas encore parlé du superbe film avec Virginie Effira, Un amour impossible, que j’ai vu dimanche, mais ça va suivre.

Hier, je suis allée au chapiteau du FIFF, je voulais faire un selfie souvenir, mais c’était après 18h, alors j’ai roulé 2 km en vélo d’appartement, action menée par la mutu Solidaris, chaque km apporte un peu de sous pour construire un cinéma au Togo.

Ensuite, on a regardé un peu le tournage en direct de l’émission « silence on FIFF », et surprise et hasard, on était pile à l’endroit où on nous voit à la TV, la gloire !

 Après, petit repas chez Exki, où le plat de pâtes que j’ai pris s’est avéré être un plat de riz, tchu, puis retour at home en bus, où je me suis affalée 3 heures dans le divan : Pairi Daiza et trois jours de FIFF, trop pour moi, épuisée que je suis.

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30/9/2018 : FIFF : rencontre avec Lambert Wilson + film Au bout des doigts

J’ai commencé mon FIFF ce samedi (avec un jour de retard vu que vendredi je suis allée à Pairi Daiza avec l’assoc GEH et mon nouvel ami le scooter électrique, récit suivra sur ce blog).

Je choisis la rencontre coup de cœur avec Lambert Wilson, au théâtre de Namur, et en mangeant un croque près de la place d’Armes (sur une terrasse, au soleil, un bout de bonheur – merci à la dame qui m’a retenue car en me levant pour aller aux toilettes et payer, j’ai perdu l’équilibre), je remarque qu’après la rencontre coup de cœur au théâtre, le FIFF diffuse, à 15h30, au même endroit, le film Au bout des doigts, avec Lambert Wilson et Kristin Scott Thomas, que j’adore. C’est décidé, j’irai le voir aussi.

Après avoir mangé un/tiers de croque à la boulangerie qui remplace la Poste place d’Armes (ils sont très sympas, doivent avoir l’habitude des personnes âgées et/ou handicapées), je vais vers 13h15 au théâtre pour aller voir la rencontre coup de cœur. J’espère, comme l’an dernier, pouvoir descendre en ascenseur, quand y’a encore personne dans la salle, vu mon handicap, mais l’employé du FIFF (vilain pas beau) refuse et me dit que je n’ai qu’à faire la file comme tout le monde, sinon je pique des places en entrant avant. Je suis hyper tôt, y’an encore que 20-30 personnes qui accepteront ma situation j’en suis sûre et j’ai les larmes aux yeux mais j’ai pigé qu’il n’y aura pas moyen de discuter avec, donc je vais faire la file, debout, en rolateur. Dur dur de rester debout, les spectateurs sont outrés, mais je rencontre Johanne, une très ancienne collègue qui me rappelle son prénom et être partie en 2001, donc on discute et le temps passe. Après ¼ d’heure, je m’assieds sur le rolateur, car trop dur de rester debout. Après un total de plus d’1/2 heure d’attente, on peut enfin entrer dans le théâtre et je demande au responsable du FIFF l’ascenseur. Il me l’indique vaguement et j’ai qu’à me démerder. Grave. Heureusement, à force d’insister, je parviens à ce qu’une adorable employée du théâtre m’accompagne à l’ascenseur, et cherche une place pour moi. Finalement, elle me propose la baignoire, ainsi mon rolateur ne sera pas dans le chemin. C’est parfait, et elle accepte que je reste là entre le coup de cœur et le film : tout le monde doit ressortir et faire la file, mais vu ma situation, elle est de suite ok, qu’elle soit remerciée, sans elle je n’aurais pas refait la file, je serais rentrée chez moi sans voir ce superbe film.

Le coup de cœur pour Lambert Wilson commence. Il s’installe et discute avec un journaliste, de tout et de rien, de ses films, de ses rêves, de sa vie, de ses projets. Il est intelligent, très marrant. Et beau bien sûr, c’est bien aussi mdr. Je retiens qu’il déteste aller à Los Angeles, que les actrices américaines ne sont pas zen du tout, et qu’il a interprété avec joie le commandant Cousteau et un père qui a bien aidé les pauvres mais son nom m’échappe. C’est pas le père Damien ça c’est pour les lépreux, je vais demander à google. L’abbé Pierre ! Discussion passionnante, qui finit bien sûr sur son dernier film, Au Bout des doigts.

Ensuite, j’ai la chance de ne pas devoir sortir et faire la file pour entrer à nouveau au théâtre pour le film avec Lambert Wilson, vu mon handicap. L’employée du théâtre de Namur, accepte que je reste dans la baignoire, et je suis la seule à avoir cet honneur. Je me retrouve donc seule dix minutes au théâtre, et tous les spectateurs doivent sortir. Je rigole avec les 3 spectateurs qui doivent quitter la baignoire, on se dit à tantôt mais je ne les revois pas. La sœur de Véronique Tonglet me reconnaît, elle vient de France et je la vois au FIFF, mais elle me dit m’avoir reconnue grâce à mon rolateur ; c’est ma marque de fabrique.

Et le film commence.  Au bout des doigts. Avec Lambert Wilson en prof de piano qui repère une pépite en gare de Paris, un jeune homme défavorisé qui joue divinement bien. Il décide de l’entraîner pour un concours. Superbe film, superbe musique et superbes acteurs. Emouvant. J’ai les larmes aux yeux à la fin. Heureuse d’être restée pour voir ce magnifique film.

Il est 17h30, je décide de rentrer à pied en rolateur chez moi, pour ne pas monter à la gare prendre un bus. Pour la première fois, je fais le trajet Namur-Jambes à pied, plutôt que Jambes-Namur, la vue est chouette et je fais plein de photos.

Je suis à Jambes vers 18h45 et je m’arrête en rue pour papoter avec une inconnue qui me dit me connaître par personne interposée, je finis par aller boire un truc chez elle, en papotant encore. Elle est géniale, et je rentre à passé 20h chez moi, ravie mais moooooooorte.

30/9/2018 : FIFF

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Voici déjà deux photos, j’ai commencé le récit de ma journée d’hier, mais vu ma lenteur et vu que je vais voir le film avec Virginie Effira tantôt, je vous mets déjà deux photos : une de Lambert Wilson au théâtre hier (ouiiiiiiiiiiiii je sis elle est floue mais j’étais loin (dans les baignoires) et elle est prise sans flash, mais on le reconnaît non ?) et une du drapeau FIFF sur le pont de Jambes, lors de mon retour à pied.

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