19/05/2018 : Collège saint-Ghislain, jour 3 (dernier jour)

2018 05 18 (2)2018 05 18 (3)Troisième et dernier jour à l’école saint-Ghislain.

Je suis habituée maintenant : la cour avec son escalier et sa rampe que je prends, la porte vers le premier et la salle où Marine fera son exposé puis moi mon témoignage. Les doigts dans le nez quoi… non je rigole, heureusement que quand je ne sais plus quoi dire je regarde Marine, car elle sait toujours me poser une question pour me relancer.

Les deux heures se passent bien, je raconte un truc marrant qui ne fait pas rire le premier groupe, alors au deuxième groupe je raconte à nouveau le prénom que je donnais à mon beau-frère, Anus, et ils rient. Ça, il s’en souviendront !

A 16 h, Marine me dépose au Sac et j’attends le chauffeur de la Croix Rouge au Sac du Ressort et j’ai la « preuve » directe pratique d’un des effets de la cérébrolésion sur moi, que j’ai raconté aux élèves : à 16h10 il n’est pas là, alors j’ai d’abord la larme à l’œil, puis des gros sanglots car je pense qu’il m’a oubliée, bouhouhou. Il arrive à 16h15 en s’excusant car il s’est trompé d’endroit, je suis en larmes mais sa vue me rassure, ouf ouf ouf. J’arrête de suite de pleurer à gros sanglots, mais je suis définitvement devenue super émotive….

Je rentre chez moi épuisée mais ravie de cette expérience.

18/05/2018 : Collège saint-Ghislain, jour 2

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Deuxième jour à l’école saint-Ghislain (yesssssssssss, je me souviens du nom).

 Les élèves sont super intéressés et moi, pendant que Marine fait son exposé sur la cérébrolésion, j’en apprends chaque fois davantage (bon, je l’oublie mais j’en garde quelques souvenirs). Je fais même rire les élèves avec mes anecdotes de William Lennox, notamment quand j’appelais mon pauvre beau-frère Anus pendant des mois, ma sœur avait beau m’expliquer que « ce n’est pas un prénom », je disais « aaaaaaah okééééééééé » puis j’oubliais et je recommençais.

 A la fin des deux heures de cours la prof vient nous parler, elle est super, je pense que c’est elle qui est aussi née le 5 décembre… mais en 1990 ! Clair, je deviens une mémé. Elle est géniale.

 Une jamboise qui est déjà venue me parler mardi m’apprend qu’elle est la sœur de Marthe, que je connais depuis des années !

 Pendant midi, on mange au réfectoire avec les profs et les asbl qui participent à la semaine extraordinaire (je retiens enfin son nom car le TEFF signifie The Extraordinary film Festival), je mange une délicieuse brochette au curry, aux légumes et à la semoule, et je suis si lente depuis l’accident que je mange toujours quand les autres ont déjà leur dessert : une tartelette aux framboise. Du coup, je termine vite car je veux mon desseeeeeeeeeeeeert, et un gentil monsieur de ma table me l’apporte avant que je hurle !

 Après le repas, je discute avec une bénévole et j’apprends qu’elle va faire école à Lou, le monde est petit ! On discute beaucoup de Lou et de son talent musical.

 Marion me ramène chez moi vers 14 h, je me sens en forme mais finalement je suis épuisée et je ne quitte pas mon divan durant toute l’après-midi.

 

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16/05/2018 : école Saint Truc

Hier c’était donc mon premier jour sur trois dans une école de Gembloux (Saint je sais plus), pour témoigner de mon accident, avec Marine, du Ressort, qui a d’abord expliqué ce qu’était la cérébrolésion.

 Ensuite, j’ai causé à des élèves de première puis deuxième rénovées.

 Et j’ai compris que mon cerveau ne « guérirait » jamais, dur dur.

 Puis, cette nuit, je me suis dit que je le savais, bien sûr, que mon cerveau ne guérirait pas, puisqu’un neurone perdu l’est pour toujours, mais que je l’avais oublié !

 Ça c’est la cérébrolésion qui me fait tout oublier, tchu.

 Donc, avec cette accident, je dois vers le deuil de ma vie d’avant… puis le refaire encore et encore et encoooore, car j’oublie tout, because l’accident, chouettttttttttttte.

 Bon ben là je ne sais toujours pas le nom de l’école, Saint G… je crois.

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9/05/2018 : Charlotte Valandrey – Chaque jour, j’écoute mon cœur battre

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Charlotte Valandrey est une personne géniale : j’avais lu et adooooré ses deux premiers livres. Durs mais captivants.

 Quand on m’a parlé de son nouveau livre, sans savoir de quoi ça parlait, j’ai de suite eu envie de le découvrir, car, même si notre vécu est complètement différent, on a maintenant eu toutes les deux un accident de la vie et ça ne pouvait que me toucher encore plus.

 J’ai donc reçu jeudi son dernier livre. Je n’ai encore lu que l’introduction, mais quelle introduction ! ça parle de l’optimisme, ce qui lui a permis de tenir bon. Comme ça me parle…

 Bon, vu que je lis maintenant comme une limace malade, j’y vole (puisque je ne sais plus courir), et je vous raconterai ma lecture, promis.

8/05/2018 : boucles d’oreille

Ce matin, presque pour la première fois depuis mon accident, j’ai mis des boucles d’oreille. J’en mettais tous les jours quand j’allais bosser, j’en avais pleeeeeeeeeeeein, de toutes les couleurs : argentées, grises, noires, roses, mauves, plein plein plein…

 Je les ai donc choisies argentées et roses, des toutes petites, non pendantes pour ne pas les accrocher.

 J’ai réussi à les entrer dans les trous, youpiiiiiie, ils ne sont pas rebouchés, et j’ai bien sûr senti que ça me grattait, logique, mes oreilles ont perdu l’habitude.

 Puis je me suis lavée les cheveux dans l’évier.

 Et les boucles ont quitté les oreilles avec l’eau et l’essuie.

 Je les ai donc rangées, après une demi-heure.

 The end.

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