11/11/2018 : guerre 1914-1918 / guerre 2014-2018

Avec ce centenaire (c’était pas en 1989 le bicentenaire de la révolution française ? mon cerveau malade me dit ça !), j’arrête pas de me dire : « centenaire de la guerre 14-18 et pour moi ce fut ma guerre 2014-2018 : guerre contre la mort ». Mais le pire c’est que la guerre continue pour moi, plus contre la mort, mais pour avoir une vie potable, un peu d’autonomie, et faire le deuil de mon ancienne vie. Je pensais l’avoir fait et le neurologue de Lennox, le docteur Willemart, m’avait dit « vous faites vite le deuil vous ». ça m’avait énervée grave ! Jamais content le bonhomme ! Et je réalise que je ne l’ai pas fait. Au fond tout au fond, j’espérais encore récupérer un peu de marche, de dextérité, de mobilité. Bref que mon handicap diminue un chouia. Le doc de la mutu avait bien pigé que non, puisqu’il m’a reconnue invalide jusqu’à la pension.

anaismako

 

Bon ben donc la guerre est aussi finie pour moi, mais je continue à me battre pour ma mobilité, car un pas de gagné, c’est un pas de gagné, na.

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4/11/2018 : gâteau pour singe (à la banane)

Le jour d’halloween, j’avais fait un gâteau (recette de maternelle, faciiiiiile, genre de crêpe épaisse) aux pommes, et j’avais pissé le sang (de circonstance pour halloween).

Ce jour, bien qu’il me reste plein de pommes, j’ai fait la même recette, mais en remplaçant les deux pommes par quatre bananes bio. Plus facile et moins risqué. Je crois que j’ai déjà essayé avant l’accident, mais aucun souvenir : était-ce bon et réussi ? mystère…

Maintenant que la gâteau est cuit, je connais le même problème qu’avant : attendre que le four refroidisse pour chauffer mon repas (poulet, pâtes que je viens de cuire, mélange pois, asperges vertes et soja vert, sauce tomate mascarpone, merciii Delhaize). Oauis car j’ai un combiné four classique et micro-ondes Patience… argh. Je me rappelle qu’avant l’accident, je suis déjà descendue à la cave pour chauffer une assiette dans le vieux micro-ondes que j’y avais déposé et branché, car mon four classique venait de fonctionner. Et oui, système D, maintenant je n’ai plus le droit de descendre à la cave et de toute façon j’ai donné ce micro-ondes, autant qu’il serve…

Donc je n’ai qu’une chose à faire : patienter.

Mon gâteau pour singe :

2018 11 04

Mon déguisement d’halloween :

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30/10/2018 : ma couv’

couverture avant cdl - volume 3 Copie - Copie (2) - Copie

J’ai refait ma couv, ça m’a pris 2 heures, j’ai pas encore déjeuné…

Et ma présentation : Anaïs Valente est née à Namur dans les années 70, elle n’est pas tombée dans l’écriture durant l’enfance, mais grâce à la création de son blog en 2006. Rapidement, elle collabore à un journal belge, 7dimanche, puis au journal La Meuse, ensuite à l’hebdo féminin Flair et au mensuel 7dimanche.

En 2014, elle traverse un passage piéton et est renversée par une voiture. Elle survit à la mort, est opérée, trépanée, et reste neuf mois en revalidation à William Lennox, où elle réapprend à parler, marcher et tout simplement penser.

Ce livre est le recueil de ses nouvelles parues chez Chloé des Lys avant son accident, de ses nouvelles inédites (la moitié), précédé de ce qui lui est arrivé, dont les droits d’auteur sont reversés en totalité à l’asbl GEH, Groupe d’Entraide Hémiplégiques, connue grâce à Martine, dont Anaïs a fait la connaissance à William Lennox, où elle était infirmière de nuit. L’asbl lui a permis notamment de retourner à Pairi Daiza en 2018, où a été faite la photo de couverture (main d’Anaïs et d’un lémurien).

Œuvres de la même auteure :
– « Anti Saint-Valentin », collectif, 2008
– « La célib’attitude des paresseuses », 2009, Marabout /Hachette
– « Le Savoir écrire pour les filles », 2009 Micro applications éditions
– « Les bons plans pour les filles », 2010, MAéditions
– « Nunya », collectif, 2011, Éditions Plumes2coeurs
– « Manuel de survie : célibataire et fière de l’être », 2012, Tournez la page
– « Drôles de familles », 2013, Tournez la page
– « Planète célibataire », 2013, L1
– « Le savoir écrire pour les filles », seconde édition, 2013, L1
– « En direct du paradis, enfer compris », 2013, L1
– « Les crapauds de Lucie », 2013, L1

29/10/2018 : c’est un grand jour !

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Ce 29 octobre 2018, j’ai fait mon premier cake depuis le 20/12/2014 !

J’ai toujours détesté cuisiner, je ne cuisinais pas sauf quelques desserts, miam miam : cake, mousses au chocolat et ce que j’adorais : des tiramisus spéculoos. Mais je n’avais plus rien fait depuis mon retour, et honnêtement, je ne pensais plus rien faire : pas passionnant et trop dur de rester debout dans ma cuisine.

Mais aux Jambiens, on peut amener quelque chose à manger, à partager pour son anniversaire, et ça m’a donné envie de le faire. Mais j’ai vite compris qu’amener un truc non fait par bibi, ce serait bof bof. Donc, comme mon birthday approche, je me suis dit qu’il serai bien de faire un essai.

Ce jour, j’ai donc fait un cake. Merciiii Fanny pour la recette.

Après des courses au Delhaize, où j’ai mis un temps fou à trouver du sucre hors de prix qu’on peut cuire (stévia et sucre sans sucre), des pommes pink lady (sur internet, j’ai vu que c’était des pommes à cuire qui ne se transforment pas en compote), du lait, du beurre et j’en passe (mon but est de faire un cake et de tester le gâteau aux pommes que j’avais fait en maternelle : recette hyper simple, sans balance : 2 pommes, un verre de lait, un verre de sucre, un verre de farine, mélangez, cuisez), je suis rentrée chez moi.

Je suis alors restée ½ heure debout dans ma cuisine à faire la pâte, ça m’a semblé dur et long, et mélanger avec la cuillère, de ma bonne main pourtant, m’a paru très très difficile.

Ensuite, quand ce fut près (l’avantage est que je ne vois pas si la farine fait des grumeaux, je verrai à la dégustation) plus moyen de démarrer le four (c’est un combiné four-micro ondes et je n’utilise que le micro ondes, mais la il me fallait le four. Merde. Je savais où étaient tous les modes d’emploi des électros de ma cuisine, ouf, mais j’ai vite réalisé qu’il fallait avoir fait 5 ans d’études (ou ne pas être cérébrolésées) pour piger celui du four. Galère totale. J’y suis parvenue, et mon cake a cuit. J’ai remplacé le sucre par du sucre pour diabétique, et comme ils disent que le pouvoir sucrant est plus élevé, je n’ai mis qu’un tiers de la recette. Ça m’a rappelé ma grand-mère qui modifiait toujours les recettes : moins de sucre, moins de gras, moins de chocolat… finalement, moins bon quoi !

J’ai laissé refroidir le cake et je viens d’en mangé une tranche, avec de la confiture maison de Catarina, ma voisine, avec les fruits (groseilles je crois) de son jardin de Jambes. Et ben ce fut un régal. Bon, comme tout me semble bon maintenant (sauf les choux de Bruxelles), je suis peut-être pas fiable, mais ce cake, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaa (sans sucre en plus, yesssssssssss).

Rassurez-vous, pour les Jambiens, je mettrai du sucre. Et demain ou après-demain je teste le gâteau aux pommes de mon enfance.

 

 

25/10/2018 : mon aquarelle d’hier, vous avez deviné ce que c’est ?

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C’est tiré d’une photo (on devait en apporter) que j’avais faite en croisière, je vous mets l’originale en dessous, je n’ai pas fait les bateaux of course.

J’ai adoooooooooooorré cette après-midi aquarelle, merci à tous les participants, à Mathilde d’Article 27 et à Patricia la prof (yesss, je me souviens des prénoms).

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