21/08/2019 : il fait combien de degrés ???????

Ça y est, branché mon nouveau thermomètre de chez lidl (livraison du jour) (ça marche aussi sur courant, le bonheur) et mis le capteur dehors, j’ai donc la température : trois fois dans ma cuisine, trois fois dans mon living, une fois dans mon WC, une fois dans mon hall du bas, une fois dans celui du haut, deux fois dans ma chambre, deux fois dans ma sdb, une fois dans la pièce du deuxième, et trois fois dehors – obsédée moi ? à voir…

Vous imaginez : neuf mois à l’hosto et à William Lennox sans connaître la température ! Un drame dramatiquement dramatique…

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12/08/2019 : citadelle de Namur

On m’a emmenée boire un verre (et manger deux boules fleur de lait, aaaaaaaah) à la Citadelle de Namur, et j’ai emporté deux sets de table, pensant de suite faire un tableau.

Et le voiciiiiiiiiiiii. Un dessin avec un renard au sommet de la tour. J’adore, j’ai colorié le renard en fuchsia (ouais, je sais, un renard c’est orange, et alors ?). Et une photo du confluent (enfin il va changer de nom mais je sais même plus son nouveau nom, pour moi ça sera toujours le confluent, comme la place de la Wallonie sera toujours la place Communale et le Delta la Maison de la Culture), donc une photo du confluent avec la nouvelle passerelle.

pizap citadelle

3/08/2019 : Spa-Nivezé

Je suis partie une semaine à Spa avec Altéo. Bon, c’était Spa-Nivezé, pas tout à fait Spa. Bon, c’était pas un pur hôtel, mais un bâtiment de la mutuelle, pour accueillir les ceusses en « revalidation ». Je ne me suis jamais sentie aussi « normale », passque la majorité était en chaise roulante ou avait un rolateur. J’étais dans mon élément quoi. J’ai fait des connaissances en allant vers 7 h prendre l’air frais (quoique…) et discuté avec les bénévoles / volontaires d’altéo, qui étaient supers comme tout, y’avait des jambois (yesssssssss), des gens de La Plante, de Vedrin et de plein d’autres endroits loin de Namur, sacrilège.

Je ne vais pas raconter les autres vacanciers (j’allais dire patients, tant les premiers jours m’ont rappelé William Lennox, pâte à tartiner Kwata, enfermement, ennui, réfectoire, malades…) pour les respecter, juste qu’en fin de compte, après trois jours difficiles because canicule et enfermement, on a été à la brocante de Spa, au marché de Spa, au lac de Warfa ou un truc du genre où Altéo m’a offert une crèpe aux fraises (faut le faire, aller à Spa pour manger des fraises, alors que toute la Belgique sait que les meilleures sont à Wépion) à la piscine thermale (en Hollande, mais tous parlaient anglais, donc j’ai pu demander des trucs et pleurer en hurlant car j’étais perdue), et j’en passe, ça m’a fait un bien fou de sortir enfin yessssssssss.

J’ai réalisé combien je subissais les conséquences d’avoir été écrasée par une voiture quand :

– je nageais (avec une frite hein) en rond (c’était une première pour moi, ça m’a donné envie d’aller dans une piscine, mais encore faut-il trouver une animation pour handicapés), car je n’ai plus de force à gauche. Dire que les handicapés ne sentent plus rien sous l’eau est totalement faux, foi de handicapée (ah ah ah). Ok, on est plus léger, on est un peu porté par l’eau, mais c’est tout, on sent totalement le handicap, la difficulté à se déplacer et le besoin de tenir le bord, car au milieu, ben c’est la chute assurée…

– je ne savais pas monter dans l’autocar, ça c’est terminé pour moi, heureusement c’était un autocar avec plate-forme électrique pour chaises roulantes, et après un essai « si si, je suis cap’ de le faire », des tas de cris et de larmes, j’ai fait mon deuil de ça (un de plus)

– première fois soirée dansante, et je ne sais plus du tout du tout me déhancher, même un peu, même comme une handicapée (que je suis), même sans rythme. Nan, plus du tout. Un deuil très dur à faire, je n’avais pas tenté depuis le 20 décembre 2014.

J’ai eu réponse à la question que je me pose depuis 4 ans : vaut-il mieux (enfin, expression mal choisie, plutôt « est-il moins dur d’ ») être née handicapée et avoir vécu ça depuis toujours, ou tomber dedans (pouf) en cours de vie (pour moi à 42 ans et 15 jours) et se rendre compte qu’on n’est plus cap’ de faire ceci ou cela, mais en avoir été cap’ et l’avoir vécu avec plaisir. Et bien, après 4 ans, je pense qu’il vaut mieux être née handicapée ainsi no regret.

Les bénévoles d’Altéo étaient patientes, adorables, compréhensives et aidantes, on a eu des massages géniaux, des préparations de produits (par ex. un déo génial, que j’utilise), de l’aide pour les repas, de l’art thérapie, des cadeaux (le truc transparent pendant qu’on a tous reçu et que j’ai réussi à pendre à ma barre de rideaux sans rideau, l’orchidée et la fleur de nénuphar que je n’étais pas censée avoir mais j’ai fait mon chat potté, ça je sais encore faire, et mieux : j’y arrive mieux maintenant car on peut difficilement refuser ce que demande une handicapée, gnark gnark).

Voici les photos…

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20/07/2019 : J’adooooore…

…ce site, je n’ai encore lu que quelques articles sur le handicap mais ça me parle, drôle et pas larmoyant du tout :

http://1000decouvertes4roulettes.com.

Vous, valides, allez lire c’est un ordre .

Ouais, le handicap me donne le droit d’être chiante et de donner des ordres (je sais, je le faisais déjà avant mais là c’est acceptable mdr). Je rigole mais mercredi, je suis allée voir Le roi lion version 2019 au ciné. J’ignorais que c’était le jour de la sortie, la première séance, y’avait un monde fou. Et j’ai réalisé combien mon handicap avait des avantages, si si. Par exemple, y’avait une file folle pour entrer au ciné (pourtant il était 13h45, le film étant à 14h30) j’ai avancé aux 2/3 de la file (quand-même hein !) et j’ai fait mes yeux de chat potté à un Monsieur dans la fille « excusez-moi, je suis handicapé, je suis seule, je peux me mettre devant vous ? » Et bien sûr il a dit oui (il était super de toute façon) car on ne peut décemment pas dire « non, va au bout de la file, pétasse » à une handicapée.

Ensuite, durant l’entracte, je suis allée aux toilettes comme tout le monde, y’avait une file de dingue, et of course je suis allée dans la toilette pour handicapés, elle était vide, donc je suis passée devant tout le monde, le bonheur quoi.

Le dernier bonheur est que quand j’allais au ciné dans ma première vie, j’adorais aller à la dernière rangée et être au milieu, même que je comptais les sièges (obsessionnelle ? si peu). Maîtenant, je suis d’office au milieu, bon, bon, bon, à la première rangée, celle pour handicapés, MAIS elle est un chouia éloignée de la rangée pour « valides » donc pas de pieds sur mon siège (j’ai toujours eu horreur de ça, voilà pourquoi j’allais à la dernière rangée) et je ne suis habituée à être très près maintenant, je n’ai plus la tête qui tourne et je vois bien l’image (en double mais bien). Yesss. Et places souvent vides, donc pas de bruit, de reniflement ou de pope corn qui saute.

Au fait, le film est super.

19/7/2019 : synopsis de « « la célib’attitude des paresseuses »

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Et oui, au départ ça s’appelait « le céli(com)bat des paresseuses »…

Sommaire :

Avant propos

Pourquoi ce guide va vous aider

 chapitre 1

Comment oser dire « je suis célibataire » sans rentrer sous terre

 chapitre 2

Comment trouver, aménager et entretenir un nid d’amour douillet pour vous toute seule

 chapitre 3 

Comment s’alimenter et être en pleine santé quand on est seule face à son téléviseur

 chapitre 4

Comment être bien sapée, jeune, musclée et belle (des fois qu’un prince passerait par là)

 chapitre 6

Comment survivre au célibat sans assassiner l’un ou l’autre couple au passage

 chapitre 7

Comment gérer la légèreté de votre portefeuille et la lourdeur de vos collègues

 chapitre 8 

Comment survivre à toutes ces nuits en tête-à-tête avec votre oreiller et votre horloge biologique

 chapitre 9

Comment rencontrer quelques crapauds à embrasser

 Chapitre 10

Petit glossaire du céli(com)bat

 

 Pourquoi ce guide va vous aider

« Le célibat ? Le pied!

Avec la chaussure, c’est parfait » Apolline Elter

Vous êtes célibataire.  Moi aussi.

Voilà, c’est dit.  C’est avoué.  Avoué ?  Au 21e siècle, catalogue-t-on encore les célibataires de vieilles filles (aigries rabougries) ?  Ça arrive…

Donc vous êtes célibataire et moi aussi.

« Maintenant on n’en parle plus, promis ? », me demandez-vous.

Aaaaaah, mais siiiiiiiiii, on va en parler, et plutôt deux fois qu’une.  C’est le sujet de ce guide : le célibat, ses joies, ses peines, ses aléas.  Et le mot est faible.

Vous êtes célibataire.

Comment allez-vous vivre et survivre dans cette société qui voue un culte aux mariés-heureux et aux couples avec valeur ajoutée ? (valeur ajoutée, lorsque 1 + 1 = 3 : petit être né de l’amour, qui vient enchanter la vie des mariés heureux, et leur donner une position sociale respectable)

Vous êtes célibataire et vous pensez devoir survivre dans cette jungle d’amoureux, sans cesse expliciter vos choix, ou vos non choix, justifier, encore et encore, les raisons qui font que vous en êtes arrivée là, si bas, au ras des pâquerettes.  Parce qu’il va de soi que vous avez dû faire quelque chose de trèèèès répréhensible pour subir une telle punition : ne pas être aimée par un prince (charmant ou pas).

Vous êtes célibataire et convaincue, au vu des regards contrits que vous jettent ceux qui ne vivent pas un drame similaire au vôtre, que c’est une maladie honteuse, gravissime, et peut-être contagieuse.

Vous êtes célibataire et vous songez aux efforts à faire pour vous en sortir.  Efforts qu’il faudra longuement énumérer.  Car votre statut est intolérable, en êtes-vous consciente ?  Faites-vous le nécessaire pour que votre situation de single ne dure pas plus que de mesure ?

Vous êtes célibataire et, enfin, vous croyez devoir tout assumer, toute seule, abandonnée, vouée à un sort jugé comme désespéré par autrui.   Rien que d’y penser, de grosses larmes de crocodile surgissent dans vos doux yeux de biche.

Et bien vous avez raison !  Le célibat est encore mal vu (à tort), mal compris, mal jugé… par certains !  Mais les mentalités évoluent, doucement mais sûrement.  Il était temps !

Il est dès lors l’heure pour moi de vous rassurer.  Vous n’êtes plus seule.  Ils sont des milliers, des dizaines de milliers, des millions même, tout comme vous.

Il est révolu le mauvais vieux temps ou toute célibataire (qui ne se respecte pas) était montrée du doigt, mise au ban de la société, lapidée sur la place publique.   Le célibat serait même… parfois… presque à la mode.

Enfin… je dis bien… presque.

Que vous soyez célibattue-d’avance, célibattante-féministe, céli-battons-le-fer-tant-qu’il-est-chaud ou tout simplement célibataire-en-attente-de-mieux, ce guide est fait pour vous aider à naviguer dans les eaux (glaciales) de votre (nouveau) statut.

Il vous apprendra :

  • comment crier haut et fort « je suis célibataire actuellement » et ne pas en avoir honte
  • comment assumer votre statut et combattre les préjugés récurrents que l’on vous jette à la figure dès que vous mettez un pied hors de votre bunker-logement décent
  • comment trouver un logement décent et l’aménager avec goût grâce à votre salaire d’isolée miséreuse
  • comment entretenir ledit logement décent afin qu’il ne ressemble plus jamais à une zone sinistrée par l’ennemi célibat
  • comment résister à l’appel du fast-food et des plats surgelés spécialement faits pour vous (merci les dieux du marketing)
  • comment être bien fringuée en toutes circonstances, avec goût et si peu de sous
  • comment rester jeune, belle, séduisante et naturelle quoi qu’il advienne (le prince charmant est peut-être là, si près)
  • comment rester en bonne santé malgré vos tendances à la glandouille
  • comment vous faire des amis, et les garder lorsqu’ils rejoindront le clan sacré des couples-heureux
  • comment ne pas égorger votre meilleure amie qui vous annonce qu’elle vient de rejoindre le clan restreint des amoureux-heureux
  • comment occuper vos prochains mois (voire vos prochaines années) de célibat (pour « prochaines années », je plaisante, revenez, pas besoin d’aller chercher la boîte de kleenex)
  • comment partir en vacances en solo sans tenter de vous suicider par noyade dès la première heure sur le sable chaud
  • comment survivre à des centaines de nuits en tête-à-tête avec votre oreiller
  • comment survivre à l’appel bruyant de l’horloge biologique (tic tac, tic tac)
  • comment passer le cap de la Saint-Valentin et de la Noël sans vous transformer en tomate larmoyante
  • comment gérer votre vie avec vos valeurs ajoutées (marmots) sans avoir des envies de meurtre en leur présence et des crises de désespoir en leur absence
  • comment vous en sortir au bureau sans être la bonne à tout faire des collègues débordés par leur vie familiale
  • enfin, comment, éventuellement, si vous le voulez vraiment (hein, que vous le voulez, allez, avouez), rencontrer un crapaud à transformer si possible (mais oui, c’est possible) en prince charmant

Au travers de ma longue expérience de célibataire reine des coups foireux, des râteaux et du « je t’aime moi non plus » (snif, versons une larme sur cette déclaration) et par le biais de mon témoignage personnel (là, vous aurez l’autorisation de rire, je ne vous en tiendrai pas rigueur), d’exemples très concrets et de conseils très pratiques, je vais vous démontrer que vous pouvez, aisément et sans trop vous fouler, en grande paresseuse devant l’éternel, avec un peu d’organisation et de bonne volonté, trouver votre équilibre en vivant seule, connaître de véritables moments de bonheur, de rire et de joie, parce que je suis intimement persuadée (et là accrochez-vous j’entre dans ma phase « psychologie de bas étage ») on peut être célibataire ET heureuse.  Car avant de vivre harmonieusement à deux, il est bon d’apprendre à vivre en harmonie avec soi-même.  (Amen).