29/05/2018 : pataugaaaaaaaaaaaaaaaaaas

 

Première fois que je remets ces jolies chaussures pataugas depuis 2014, j’adoooooooooooore.

J’aime pataugas, j’ai toute une collection de bottes et de chaussures d’été, mais depuis l’accident je ne mets plus qu’une paire de basket noires pataugas montantes que ma sœur a achetées pour moi en 2017 sur le net.

Mais là trop chaud, donc j’ai réessayé ceci.

Bien sûr, j’ai mis mes talonnettes dedans, comme Sardou, mon corps y est habitué sinon je pars vers l’arrière.

Bien sûr, j’ai mis mes bas de contention.

Bien sûr, j’ai mis des sparadraps sur mes orteils, car je les ai aussi sensibles qu’avant.

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19/05/2018 : Collège saint-Ghislain, jour 3 (dernier jour)

2018 05 18 (2)2018 05 18 (3)Troisième et dernier jour à l’école saint-Ghislain.

Je suis habituée maintenant : la cour avec son escalier et sa rampe que je prends, la porte vers le premier et la salle où Marine fera son exposé puis moi mon témoignage. Les doigts dans le nez quoi… non je rigole, heureusement que quand je ne sais plus quoi dire je regarde Marine, car elle sait toujours me poser une question pour me relancer.

Les deux heures se passent bien, je raconte un truc marrant qui ne fait pas rire le premier groupe, alors au deuxième groupe je raconte à nouveau le prénom que je donnais à mon beau-frère, Anus, et ils rient. Ça, il s’en souviendront !

A 16 h, Marine me dépose au Sac et j’attends le chauffeur de la Croix Rouge au Sac du Ressort et j’ai la « preuve » directe pratique d’un des effets de la cérébrolésion sur moi, que j’ai raconté aux élèves : à 16h10 il n’est pas là, alors j’ai d’abord la larme à l’œil, puis des gros sanglots car je pense qu’il m’a oubliée, bouhouhou. Il arrive à 16h15 en s’excusant car il s’est trompé d’endroit, je suis en larmes mais sa vue me rassure, ouf ouf ouf. J’arrête de suite de pleurer à gros sanglots, mais je suis définitvement devenue super émotive….

Je rentre chez moi épuisée mais ravie de cette expérience.

27/11/2017 : texte écrit pour le nano (le reste de mon récit suivra)

Nanowrimo 2017 : second life

Je suis née le 5 décembre 1972.

 Je suis née une seconde fois le 20 décembre 2014.

 J’adore les chats, et ils ont neuf vies. Je suis donc à ma seconde, il m’en reste sept. Yes, que du bonheur.

 Mais je ne suis pas un chat, et j’ai failli perdre brutalement ma première vie, et bien sûr ne pas en vivre de seconde.

 Ce livre est donc le récit de ma second vie, avec en plus ce que j’ai écrit pour mon blog, racontant ma seconde vie, ses joies, ses peines, ses difficultés. Et en bonus le petit livre écrit en octobre 2015 pour le Nanowrimo, racontant mes vies avant et après l’accident.

 Et pour commencer en « beauté », je me dois de raconter (encore une fois, je radotais déjà, mais maintenant c’est pire) ce qui m’est arrivé :

 Le 20 décembre 2014, je ne me souviens de rien mais on me l’a raconté.  Donc ce samedi 20 décembre 2014, j’allais à pied à mon atelier d’écriture et quand j’ai traversé sur le passage pour piétons, ce fut « paf l’Anaïs », comme paf le chien. Je suis de suite tombée dans le coma et non, on ne voit pas sa vie défiler, on ne rencontre pas de défunts, que dalle de chez que dalle. J’ai été emmenée dans le coma en ambulance à l’hosto, où ils m’ont opérée du cerveau de suite. Puis je suis restée en chambre quasi un mois. Aucun souvenir je vous dis. Je suis sortie du coma, puisque là je vous écris, mais on était en janvier 2015. Fin janvier 2015, paraît que j’ai été transportée en ambulance du CHR de Namur à William-Lennox, centre de revalidation. La gloire quoi : moi dans un engin qui fait pinpon, waw. J’étais sortie du coma, mais aucun souvenir, je suis restée des semaines (des mois) dans le cake : sur une chaise roulante, tête attachée sinon elle faisait crac boume hue (comme un joujou extra), bref un légume. Ou une éponge, puisque j’ai appris bien plus tard que c’était le seul animal sans cerveau : une bestiole qui me ressemble quoi.

Petit à petit, trèèèèèèèèès lentement, j’ai récupéré un peu (certains diront beaucoup, mais c’est relatif ça). Et en avril 2015, la kiné de William-Lennox, que j’adore d’amour, je la voyais tous les jours, elle m’a beaucoup aidée et m’a vue passer d’une chaise roulante où j’étais un légume incontinent (ouiii, les légumes font pipi) à une marche trèèèèèèèèèèès lente et vacillante, en rolateur ; donc cette kiné géniale m’a proposé de descendre « vivre » au premier, ce que j’ai bien sûr accepté. Et je suis passée de « la plus jeune et la plus valide du 2e » à « la plus vieille et la plus handicapée du 1er ». Keske j’ai eu dur et keske j’ai pleuré. Car mon cerveau allait un peu mieux et je réalisais vraiment l’ampleur des dégâts et dans quelle merde je me trouvais. Avant, je ne réalisais pas trop, un légume je vous dis, je « vivais » au jour le jour, j’avais des visites, je reconnaissais un peu les gens, mais sans savoir d’où puisqu’une amie vient de me dire que je l’ai interrogée lors de sa venue « t’es une collègue c’est ça ? », et à mes deux collègues qui venaient me voir j’ai dit « oooh vous venez voir quelqu’un ici, je suis là aussi, quel heureux hasard », sans réaliser qu’ils venaient pour moi.

 

 (à suivreeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee)

 

Je dors très mal et je suis réveillée toutes les nuits, alors soit je vais sur Facebook via ma tablette, soit je regarde des films ou des émissions enregistrées sur mon Voocorder, et en ce moment y’a deux téléfilms de Noël sur TF1, chaque après-midi (ouais, ça a commencé en novembre, Saint-Nicolas n’est même pas encore venu qu’on parle déjà de Papa Noël ; C’est une ordure, vu qu’il ne m’a pas protégée quand une voiture m’a renversée le 20 décembre 2014, mais que soit.)

Et quand, une nuit comme une autre, je regardais un téléfilm de Noël, où l’actrice meurt renversée par une voiture (ben voyons) et revient sue terre faire une BA pour gagner son paradis et la narratrice dit : « parfois il faut aller jusqu’à mourir pour prendre conscience de son envie de vivre ».

Clair et net comme clarinette, comme disait mon ex.

Ce qui est stupéfiant c’est le nombre de personne qui me répondent « moi aussi j’ai ça, c’est l’âge », quand je parle de mon manque du mot. Le manque du mot, c’est manquer de mot, qui l’eut cru (lustucru), mais c’est manquer tout le temps de mots, ne pas savoir dire tomate, œuf (ça c’était avant) ou gobelet (ça c’était au Quick samedi dernier, heureusement j’ai deux mains pour montrer l’objet).  Donc rien à voir avec les petits oublis de mots liés à l’âge, ici c’est la cérébrolésion, mais faut le vivre pour piger. Et encore, comme m’a dit l’adooorable éducatrice du Ressort, une cérébrolésion n’est pas l’autre, les conséquences varient fort, du manque du mot au manque de concentration, en passant pas le manque de mémoire et … ah ben j’ai oublié.

 

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19/6/2017 : billet du 19/6/2016 : 19/6/2016 : un an et demi demain

« Demain, 20 juin 2016, cela fera un an et demi que j’été renversée. Un an et demi que je ne voudrais pas revivre. Un an et demi de boulot, d’aides, de visites : merci à tous les soignants, les médecins, les infirmières, les visiteurs, sans eux je n’aurais pas eu la force de vivre. Et je suis contente d’en être là, même si j’ai souvent dit « on aurait dû me laisser crever »

Amen, comme disait l’autre.

Hier, j’ai regardé la fin de l’émission sur les AVC et encore appris plein de choses. Le traitement ressemble beaucoup à ce par quoi je suis passée et que je fais encore chez moi : kiné, ergothérapie, montrer des choses, les nommer, parler le mieux possible, réapprendre à marcher souvent, bouger les mains, bref tout réapprendre, comme un bébé qui vient de naître (faut le vivre pour le comprendre).

Et les mots clés pour les victimes d’AVC : patiente et temps.

Tiens, j’ai déjà entendu ça… »

photo à l’expo atelier sorcier avec ma bestiole (j’ai oublié comment ça s’appelle) :

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23/2/2017 : si je reste – Gayle forman

Ça fait un temps fou que j’ai cette histoire en tête, me disant que c’était sans doute un livre que j’avais aimé, mais mes souvenirs ne revenaient pas.

J’ai regardé le film tiré du livre de Jojo Moyes, avant toi, que j’avais aussi adoré, pensant que c’était ça mon souvenir, mais l’histoire ne collait pas.

Puis, regardant le film « the vow », que j’avais déjà vu et aimé, je tombe par hasard après sur le début du film intitulé « si je reste », et là, la pièce tombe immédiatement avec le titre, sans besoin de lire le résumé ni rien : c’est ça !!!!!!!!!!!!!

Direction internet, pour trouver la couverture : ça me confirme que je l’ai reçu (merci aux maisons d’édition qui m’envoyaient plein de choses avant) et que je l’ai lu, je découvre d’ailleurs ma critique de la suite du livre sur Babelio, que je vous copie (écrite par bibi en 2012, lien http://www.babelio.com/livres/Forman-La-ou-jirai/209615 – ma page Babelio avec les livres que j’ai aimés, parfait pour m’aider ça http://www.babelio.com/auteur/Anais-Valente/93433)

Copie de ma critique sur Babelio : « le dimanche, on lit au lit ».
Il y a quasi pile trois ans, j’avais découvert Si je reste, j’avais adoré, même si par la suite bon nombre d’étudiantes m’avaient confondue avec Wikipédia, comme si toutes les écoles leur avaient demandé de rédiger un exposé, sacrebleu.
Et j’avais répondu à la question « Y aura-t-il une suite », « Non je ne pense pas, cela n’aurait aucun sens ».
Comme je me trompais.
Je viens de lire, d’une traite, enfin, la suite de Si je reste, intitulée Là où j’irai. J’ai un méga retard, je sais, ce livre étant sorti il y a un bail emphytéotique déjà. Mais que voulez-vous, mon stock de livres à lire pourrait combler mes soirées jusqu’à la pension (la retraire, pour les frenchies).
Donc, je l’ai lu d’une traite, et ce fut un immense plaisir de retrouver Mia, mais surtout Adam, puisque cette fois l’intrigue tourne plus autour de lui qu’autour de son amoureuse… euh de son ex amoureuse, je veux dire, puisque nous le retrouvons, ce cher Adam, riche, célèbre, rockeur adulé, mais largué par Mia, peu de temps après sa sortie du coma.
Keskisépassé donc pour qu’ils en arrivent là ?
C’est ce qu’il va tenter de comprendre lorsque, par hasard, il découvre Mia sur une affiche de concert. Il la retrouve alors, elle le retrouve, et durant quelques heures, une nuit, ils vont revivre le passé, analyser, décortiquer. Elle va enfin s’expliquer. Il va enfin s’exprimer.
Je viens de comprendre, là, en rédigeant cette critique, pourquoi j’avais tant attendu avant de lire Là où j’irai : j’avais peur d’être déçue. Après la somme d’émotions découvertes dans Si je reste, allais-je pouvoir ressentir la même chose dans cette suite à laquelle je ne m’attendais pas ?
Et bien oui oui oui, trois fois oui ! Oh que oui !
Qu’ajouter après tous ces « oui » ? Et bien rien…

Copie de ma bio sur Babelio :

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Namur le 05/12/1972
Biographie :

Anaïs Valente est née à Namur dans les années 70, elle n’est pas tombée dans l’écriture durant l’enfance, mais grâce à la création de son blog en 2006 (http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/).
Rapidement, elle collabore à un journal belge, 7dimanche, puis à la Meuse Namur. Elle écrit ensuite un premier guide édité chez Marabout (« la célib’attitude des paresseuses »), suivi du « Savoir écrire pour les filles » et des « Bons plans pour les filles », parus chez MAéditions. Elle se consacre ensuite durant une année à une chronique dans un hebdomadaire féminin, Flair.
En 2011, elle participe à un livre à vocation humanitaire, Nunya, et crée le blog Planète célibataire, agenda virtuel illustré, dont la durée de vie est limitée à un an. Elle propose également une chronique et un horoscope décalé mensuel dans un journal belge, le 7mag.
En 2012 sort son prochain ouvrage, Manuel de survie : célibataire et fière de l’être. Elle écrit aussi Drôle de famille.
Hospitalisée de décembre 2014 à septembre 2015 en revalidation) car elle a été renversée par une voiture et a failli mourir, elle rentre chez elle fin 2015 mais est incapable de retravailler, elle remarche avec un rolateur et elle réapprend le français.

 Chuis contente, finalement, Facebook m’aide, mon blog m’aide, internet m’aide, chouette.

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