dessins du « rat »

J’ai retrouvé plein de jolis dessins d’Acide du « rat » (en vérité je ne fais qu’aimer rats et souris, j’ai des chats), que je mets dans les albums (à droite), dont celui-ci 🙂 (le dessin vert est de moi, ouiiiiiiiiiiii, je dessinais admirablement bien)…

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Joyeus’ féééét des cloch’ (à prononcer avec l’accent)

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Ici le rrrrat.  L’Anaïs, elle va s’offrir une orgie de gâteaux, pour fêter sa fééééét, en grrrrande cloch’ qu’elle est et sera toujourrrrs…

Calorrrrries calorrrries…  

Alleye, bonnes Pâques à tous, et bonne orgie à vous aussi, si c’est au progrrrramme.

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aaaaaaaaaaaaaaaaaah, my god je m’en remets pas

Son chat a été tué par un chasseur (qui n’est pas chat-soeur), l’immonde crapule.  Alors, elle l’a congelé.  Le chat.  Pas le chasseur.  Dommage, le second l’aurait mérité.  Et elle le sort devant les caméras, tout raide, pour l’embrasser.  Toujours le chat.

Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr, je tremble d’effroi, et pas seulement de froid, à l’idée qu’un jour Anaïs me congèle et embrasse ma glaciale dépouille chaque matin.

Drôle d’idée, vraiment.

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Du pognon du pognon encore du pognon, du pognon du pognon toujours du pognon

A chanter sur l’air de « des petits trous, des petits trous, encore des petits trous » (S. Gainsbourg).

Ici le Rrrrat.  Je suis pas content, mais pas content du tout du tout.  L’Anaïs, hier, elle a entendu à la rrrradio qu’avoir deux hamsters dans une cage, avec une petite roue, permettrrrrait de produire 10 % de l’électricité d’une famille moyenne belge.

Et quand je l’ai vue se pencher vers moi, ensuite, j’ai vu dans son regard qu’elle réfléchissait.  Je l’en croyais incapable, mais si, je vous l’assure, elle réfléchissait.  Elle me regardait, et imaginait deux hamsters à ma place.  La fourbe.  Ses yeux formaient des dollarrrrs, elle pensait à l’argent qu’elle économiserrrrait avec deux hamsters, s’ils suffisent à produire un dixième de l’électricité d’une famille moyenne, elle qui est une poooooooooooooooooovre célibataire vivant seule.  La trrrraitresse.  La mauvaise.  La vilaine.

Alors, je vous en conjure, chers lecteurs, si vous souhaitez que je puisse rester chez Anaïs, manifestez-vous… Je promets que je veux bien faire de la roue toute la sainte journée, pour produire cette sacro sainte électricité à la place de deux bestiaux même pas beaux… et sans queue, qui plus est.  Non mais.

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Le rat vous parle : MON année

Psssssst, vous là. Oui, vous. Approchez. C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.

Oui, j’ai deux guerres de retard, enfin plutôt une année, mais c’est la faute à l’Anaïs.  Elle voulait pas que je lui vole la vedette, alors elle m’a littérrrralement interdit de parler de MON année : l’année du rrrrat.

Et maintenant, c’est plus mon année.  Finie, terminée, évaporée.

Mais je l’ai ligotée, l’Anaïs, et enfermée dans ma cage, le temps de vous rédiger cette bafouille, passque j’en ai marre d’être traité comme un rrrrat.  Voire pire.

Passque nous, les rrrrats, nous le valons bien.

Donc, pendant qu’elle se débat dans la cage, digérant tout ce qu’elle a ingurgité, je mate les bonus de Ratatouille.

Et c’est génial, car moi et mes congénères (ou mes congénères et moi, comment on dit Anaïs, argh, elle a un foulard sur le museau, j’oubliais) à l’honneur d’une façon incroyaaaaaap, dans une spéciale « rrrrat » : « notre ami le rat » que ça s’appelle.

Tout un programme.

Je vous fais un résumé ?

Comment ça non ?

Comment ça vous préférez le blabla de l’Anaïs ?

Savez-vous que la peste de la puce du rat a tué le tiers de la population européenne … c’est dire le pouvoir des rrrrats.

Lààààà, voilààààà. 

Vous devenez raisonnables.

Je vous fais un résumé ?

Ouiiiiii ?

Je savais que je susciterais votre enthousiasme.

Donc, nous sommes sacrés dans certains pays.  Si si, je vous jure.  En Inde par exemple.  Voilà où je passerai mes prochaines vacances.

Les romains pensaient que le rrrrat blanc portait bonheur, et le noir malheur.  Et un rrrrat noir et blanc comme moi, hein, ça portait malheur ou bonheur ?  Bonheur tiens, passque quand je vois le bonheur que l’Anaïs retire de ma compagnie, ça peut être que du bonheur.

Le rrrat noir s’est répandu en Europe comme une trainée de poudre, après les croisades.  Il a amené la peste via sa puce (tremblez citoyens), il n’en est donc pas responsable, qu’on se le dise.  C’est la puce la vilaine.  Ça suffit de nous accuser injustement, non mais.  La puce, à défaut de rat, s’attaquait à l’homme et le contaminait, keske j’en peux hein, moi ?  Un tiers de la population européenne, et un tiers des rrrrats au moins, périrent.  C’était en 1300 et quelques, j’ai pas la mémoire des chiffres (qui a dit « cervelle de rat » ? que je lui crache une puce imbibée de peste noire au visage)

Ensuite, arrive le rat brun, de Norvège (faux, mais on l’a longtemps cru), de Chine (vrai).  Et il chasse le rrrat noir ailleurs.  Il prend sa place.  Cette arrivée de Chine explique notre place de choix dans le zodiaque chinois, of course : la première, de place. 

Voilà pour l’histoire.  Bref, concis, passionnant.

Je continue ? (songez à la peste bubonique avant de répondre).

Que vous dire de plus sur mes congénères et moi-même ?

Nous sommes très utiles, passque nous mangeons les déchets (un/dixième de notre poids par jour).  Vous préférez les manger vous-mêmes, vos déchets ?  Ah, vous voyez : utiles.

Noss dents peuvent détruire presque tout, même l’acier, et notre morsure a une puissance de cinq tonnes au centimètre carré.  Elle sait pas le risque qu’elle court, l’Anaïs, quand elle me titille le bide de ses petits doigts ressemblant à des saucisses Zwan.

Nous pouvons nager trois jours sans nous arrêter.  L’Anaïs elle a son brevet de … vingt-cinq mètres, me faites pas rire j’ai le museau gercé.

Nous pouvons nous glisser partout, une fois que notre tête passe, le reste suit.  Essayez une fois de faire passer l’Anaïs dans un trou du diamètre de sa tête, mais attention au fou rire une fois que le bide devra passer.

Chaque couple peut engendrer 15000 descendants.  Là, je me moquerai pas d’Anaïs, ça serrrait pas bien.  Et puis j’ai pas de descendant, donc je suis solidaire avec elle.  Voilà.

Bon nombre de mes congénères ont survécu à des essais atomiques, hé, coriaces hein.  Par contre, sur ce coup-là, les humains sont vilains avec nous, mais vous le saviez déjà.

Nous sommes malheureusement utiles pour la recherche scientifique, car biologiquement très proches de l’homme, et les traitements sont testés en moins de temps sur nous que sur l’homme.  Vilains humains je disais.  Mais si ça peut sauver l’Anaïs de tous ses maux, le sacrifice en vaut la chandelle.

Mes copains ont voyagé dans l’espace.  Un petit pas pour le rat, un grand pas pour l’humanité.  Anaïs est toujours dans la lune aussi… mais uniquement virtuellement.

Voilà, j’ai fini.

(qui a dit ouf ?)

Je vous autorise à imprimer cette petite élocution sur bibi et mes zamis, et à l’offrir à vos enfants pour un prochain travail.  Passque nous le valons bien, je l’ai déjà dit.  Sommes petits, rigolos, utiles, jolis, gentils et tout doux.

Allez, je vais la libérer, promis.

(Inspiré du bonus de Ratatouille – production Walt Disney, qui a créé la souris Mickey, peuh, rien qu’une souris).

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Que faire quand on a une maîtresse à QI de queue de rrrrat ?

RAAAT

Psssssst, vous là. Oui, vous. Approchez. C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.

Vous allez dire que c’est pas bien du tout de crrrracher sur la main qui nourrit.  Je suis d’accord.  Mais c’est si amusant.  Et je suis sûr que vous adorez ça.  Passque si on laisse faire les choses, elle tient en permanence le crachoir l’Anaïs, et on n’ose rien dire.  Alors j’ose.

Donc l’autre jour, l’Anaïs, elle a ouvert ma cage, elle m’a délicatement pris dans sa main et m’a posé sur son poitrail généreux.  J’adore ça, me vautrer dans son giron, passque c’est moelleux, c’est doux, c’est rrrrond, c’est voluptueux et c’est chaud.  En plus c’était soyeux, passqu’elle avait un pull tout plein de laine et tout et tout.  Avec vue sur décolleté, en prime.  Que du bonheur.

Elle m’a ensuite fait plein de guilis-guilis partout, en me donnant plein de surnoms aussi débiles qu’à mourrrrir de rire.  Je cite.  « Comment ça va mon roudoudou, mon petit rat d’amour, mon rrrrarrrrat chéri.  T’aimes bien les doudouces hein, petit bestiole d’amour que j’aime d’amour amoureux. »  Et j’en passe.  Et ça dure ça dure.  Et j’aime ça j’aime ça.  Et je me blottis je me blottis.

Puis, lové dans ce cocon de plaisir total, je lui ai griffé, de ma petite patoune, tout le blanc du décolleté.  Vous savez, cette peau lisse et douce, non encore flétrie par l’âge (quoique ça commence, foi de rrrrat), blanchâtre sauf en plein été, sur laquelle se balance quotidiennement un sautoir différent (l’Anaïs elle adore les sautoirs). 

Bon, j’ai de toutes petites patounes de tout petit rrrrat, mais ça se voit.

La vlà maintenant condamnée aux cols rrrroulés pour les prrrrochaines semaines.

Vilain rrrat, pensez-vous ?

Keske j’en peux moi, si j’ai peur des feux d’artifice. 

Et puis a-t-on idée d’exposer ainsi une petite chose aussi frrrragile que moi à des gros pétards bruyants et lumineux.  Comme si un rrrrat pouvait aimer un feu d’artifice !

QI de queue de rrrrat, vous disais-je.

 

Rrrratmoureux – le dénouement

Psssssst, vous là.  Oui, vous.  Approchez.  C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.  

Voilà. 

Maggie, c’est fini (et dire que c’était mon premier amour – à chanter sur l’air de Capri, vous l’aurez compris).

Elle est partie.  Pour toujours.  Oui, pour toujours.

Jamais je ne la reverrrrai.  Mais jamais je ne l’oublierrrrai.

C’est indéniable, je suis rrrratmoureux.

Passque l’Anaïs, ben, elle a fait du cobaye-sitting durant dix-huit jours.  Dix-huit journées de bonheur intense, durant lesquelles j’ai oublié toute sensation de solitude.  Cette solitude propre à ma condition de rrrrat des villes solitaire et abandonné (c’est là que vous pleurez ou que vous créez une pétition pour me libérer de mes chaînes).  Dix-huit journées de pur plaisir.  Platonique hé, n’allez rien vous imaginer de salace, séparés que nous étions par les barreaux de nos cages respectives (j’ai eu beau tenter de les ronger, mes dents n’étaient pas assez puissantes, foi de rrrrat).

Maguy est donc arrivée un jeudi soir.  Enfin Maggie.  Maggie est son véritable prénom, à ma petite cochonne d’amour (et d’Inde).  Anaïs, avec son grand âge, elle a plutôt pensé à la Maguy de la série TV. Keskelle est biesse, je suis d’accord, vous êtes d’accord, nous sommes d’accord.  D’autant que c’est la Maggie, des Simpson, of course.  Il est temps de songer à vivre avec son temps Anaïs ! 

Donc le bestiau est arrivé un jeudi soir, et immédiatement, ce fut le drrrrame.  Passqu’Anaïs, ben, tenez-vous bien, accrochez-vous à votre dentier ça va rire dans les zygomatiques : elle avait oublié qu’elle était allergique aux cochons d’Inde.  Et au foin.  Oublié.  Rien que ça.  Faut dire qu’elle est allergique un peu à tout, faut dire.  Et elle y pense jamais, faut dire.  Elle est bête, faut dire, mais ça vous le savez.  C’est ainsi qu’on la retrouve souvent rouge, gonflée et suffocant, lorsqu’elle entre en contact avec des substances ou des bestioles peu recommandables pour sa frrragile constitution.  Et là, ben elle a encore oublié.  Carrément.  Elle a accueilli Maggie sans vraiment réfléchir, tout à sa joie d’avoir une petite compagnie bien sympathique pour moi (et pour elle, c’est un fait) à la maison.  Dix minutes après l’arrivée de la cochonnaille miniature, clair qu’elle réfléchissait déjà à comment survivre durant dix-huit jours en toussant, crrrrachotant, reniflant et étouffant à qui mieux mieux.  Kho Lanta version urbaine. 

Aaaaaah ça valait le détour, ma bonne Dame, pour reprendre son expression favorite, de la voir dans un tel état, sachant qu’il restait encore près de 450 heures à tirer.  Comment ça, je suis un rrrrat sans cœur ?  M’enfin.  Si on peut plus rire.

Nous avons donc vécu, elle et moi, au rythme de ses crises d’allergie, lesquelles se manifestaient surtout lorsqu’elle passait à proximité de nos cages, installées côte à côte, donc à tout moment du jour, mais, fort heureusement, point de la nuit.  Vous auriez dû la voir, nettoyant la cage de Maggie, avec un masque de protection sur le nez, par 30 degrés à l’ombre, suant comme un cochon pas d’Inde, pestelant à chaque seconde, reniflant comme un goret (décidément, nous restons dans le milieu porcin).  Et les gouttes qui tombaient systématiquement de son nez sur le sol, sans passer par la case mouchoir.  Et pas que des gouttes, beurk beurk et re-beurk, aussi du presque solide, mais suffisamment liquide pour que ça coule.  Vous voyez le topo.  Pas rrrragoûtant.  Ça doit être ça, le dévouement pour la cause animale.  Elle va être canonisée, l’Anaïs.

Ensuite, elle se réfugiait dans sa chambre, interdite à tout rongeur, sifflait des poumons comme un train vapeur, crrrrachottait encore et encore, émettait des rrrrâles comme si elle allait passer l’arme à gauche à tout moment, envisageait d’appeler les urgences, reprenait une petite dose de potion magique, tentait de respirer calmement, recrrrrachottait, re-rrrrâlais, repensais à l’hôpital et je vous en passe et des meilleures.  Une véritable série télé.

Pendant, ce temps, moi, j’étais aux anges.  Au parrrradis des rongeurs.  Nirvanesque.  Dix-huit jours à croiser son regard de braise.  Dix-huit jours à entendre ses petits couinements amoureux.  Si, si : amoureux.  Je crois au coup de foudre, moi.  Pas vous ?  Dix-huit jours à voir son corps de déesse se déhancher pour attrrrraper une carotte ou un brin de paille.  Dix-huit jours à roucouler ensemble.  Dix-huit jours à admirer sa jolie petite truffe.  Dix-huit jours à refaire le monde ensemble.  Dix-huit jours à se susurrer des mots doux, à échafauder des projets d’avenir.  Un avenir improbable.  Un avenir incertain.  Car nous le savions, la séparrrration était inéluctable.  Roméo et Juliette des temps modernes.  West Side Story version rongeurs.  Mais Maggie devait retrouver sa famille.  Et moi rester ici.  L’Anaïs, elle a besoin de moi, c’est clair et net, aussi clair que rrrr
at et cobaye n’ont fait qu’un durant dix-huit magnifiques journées.

Inoubliables journées.

Romantiques journées.

Puis elle est partie.  Là.  Elle vient de partir.  Ce lundi soir.  La séparrrration fut douloureuse.  Pas besoin de mots, j’ai tout lu dans son regard.  Maggie, je ne t’oublierai jamais.  Et t’as pas intérêt à m’oublier pour un bellâtre à rosettes, est-ce bien clair ?

Bilan de ces dix-huit jours made by l’Anaïs : deux sprays de Ventolin, deux boîtes de Zyrtec, trente-huits paquets de mouchoirs, un masque de protection, trois crises d’angoisse, dix litres de reflux nasal, trois pustules sur les brrrras, 1232 éternuements, dont 765 avec glaires propulsées dans tout l’appart, un mal de gorge et des yeux de lapin atteint de choriza chronique.  Rien que ça.

Bilan de ces 18 jours made by the rrrrat : à part le fait que l’Anaïs a chanté, durant 18 interminables journées « elle voit souvent rouge, avec elle ça bouge, Maguy soleil ou bien Maguy larmes, on est sous le charme », expérience formidable, et c’est maintenant indéniable : je veux la revoir.  Et nous nous marierons et nous ferons plein de petit rrrratchons.  Yesssss.  Qu’on se le dise.

Illu de Mako, super fan de chons.  Je vous conseille d’aller de suite visiter son blog… elle vient d’y poster des photos de chons à lunettes à se tordre de rire par terre.  

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