Brèves d’un site de rencontres : de l’humour comme j’aime

Une fois n’est pas coutume, un profil m’a fait mourir de rire :

 

Son pseudo : Gérard Menfroid

Sa recherche : Jess Ouvenfroid

 

Ben oui, c’est le genre de truc qui me fait mourir de rire, on ne se refait pas…

Rencontre boum boum vs rencontre foireuse – la suite

Souvenez-vous, en mai dernier, je vous contais ma grosse déception déceptionnellement décevante, même si virtuellement virtuelle.

Ce que j’avais omis de vous conter, c’était « le fin mot de l’histoire », que j’avais obtenu un chouia plus tard.  Trois jours plus tard, par un mail concis.  Ouais, je sais, je suis la championne du racontage de rendez-vous foireux puis de silence total sur la suite, je vous avais déjà fait subir ça l’été dernier, pas bien pas bien, vilaine Anaïs que je suis.

J’ai donc appris par mail que la veille de notre rencontre, le (finalement pas si) charmant mossieur avait rencontré une (sans doute très) charmante madame, coup de foudre et patati et patata, second rendez-vous prévu le lendemain de notre rencontre pour concrétiser, on croise les doigts, ce nouveau bonheur.  Ce qui fait que le jour de notre rencontre, ben ça a foiré, comme je vous l’avais raconté, sans que j’y pige que dalle.

Ce à quoi j’ai répondu qu’il aurait alors suffi de me le dire, tout simplement, et d’annuler le rendez-vous, tout simplement (bis) et le tour aurait été joué.  Because ça peut arriver à tout le monde, une rencontre fortuite, un coup de foudre, une attirance irrépressible, et une folle envie de ne plus aller au rendez-vous prévu le lendemain, avec une conne prénommée Anaïs, qui en perdait du coup toute saveur (le rendez-vous, mais aussi l’Anaïs, pardi).  Ça aurait pu m’arriver.  Ben oui quoi, nul n’est à l’abri de ce genre de choses, et je l’aurais totalement pigé.  Mais là ça faisait vraiment scénario à la « j’ai eu un coup de foudre la veille de notre rendez-vous, je devais la revoir le lendemain de notre rendez-vous, j’ai donc pas eu envie de venir à notre rendez-vous, mais j’ai attendu pour t’expliquer tout cela de l’avoir revue au cas où ça aurait foiré entre nous, comme ça je te gardais sous la main, je te sortais une excuse à la noix et je te proposais un nouveau rendez-vous, ben oui quoi, sait-on jamais ».  Non ?  Enfin, moi, ça m’a fait cet effet là.

Et je l’ai dit.

Et il a même pas répondu.  Ben voyons.  Il avait d’autres chats (nan, je dirai pas d’autres chattes) à fouetter.

Zappée, l’Anaïs, pire que TF1 durant Secret Story.

J’y ai pensé puis j’ai oublié, c’est la vie c’est la vie.  On va pas en faire un camembert.

Et puis l’autre soir, keske je reçois ?  Un mail !  Sauf que je confonds l’expéditeur avec un (autre) charmant môssieur qui porte le même prénom.  Je lis, et je reconnais mon (pas si) charmant môssieur de mai dernier.  Siiiiiiiiiiiiiiii, je vous jure : le retour.  Comme Saint-Nicolas chaque 6 décembre (et non 7, my dear Attrap’sushi). 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ce mail, hé, ho, confidentialité oblige, bordel de dieu, non mais, vous abusez là, mais juste qu’il regrette son attitude et se roule à mes pieds en me demandant pardon (nan, je rigole, il dit pas ça, j’extrapole quoi).  Juste un détail : ben il est à nouveau célibataire (ce qui ne m’a pas étonnée outre mesure, je suis la reine de l’attirage de mecs qui me zappent dès qu’ils trouvent une perle puis me recontactent dès que la perle redevient une huître, la queue entre les jambes, le repentir au fond des prunelles, le désespoir au creux des mains moites).

Et vu que Secret Story est fini, et que je le sais, ça vous fait pleurer autant que moi, vous rouler au sol en frappant le sol de vos petits poings serrés, j’ai décidé de vous offrir une opportunité :

LE soumettre au vote du public.

LE = le (pas très) charmant môssieur

Public = vous

Son sort est donc entre vos mains, et par conséquent… le mien :

 

Tapez 1 si : Anaïs, c’est l’homme de ta vie, je le sens depuis le 28 mai, il lui a juste fallu le temps de s’en rendre compte, lui aussi, ne le laisse plus fuir, roule-toi à ses pieds de reconnaissance d’être enfin reviendu vers toi, et invitez-nous à votre mariage (car ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petits zenfants)

 

Tapez 2 si : Anaïs, dans la vie faut prendre des risques, mieux vaut les remords que les regrets, rencontre-le, mais il va devoir se racheter, le malotru : t’inviter dans un trois étoiles, te sortir le grand jeu, des trémolos plein la voix, l’œil triste et repenti, les roses, le violon, les chocolats et fais-le bien gamberger, non mais !

 

Tapez 3 si : Anaïs, t’es maso là ou quoi, fuis fuis fuis fuis fuis ce crapaud putride qui ne deviendra jamais un prince charmant, tu mérites un joli crapaud à embrasser tendrement, il sait pas ce qu’il a manqué le goujat

 

Tapez 4 si : Anaïs, c’est moi l’homdetavie, je t’envoie mon numéro en privé et moi aussi je vais te sortir le grand jeu, na, na et re na.

 

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Anaïs, suis mon conseil…
Anaïs…
Epouse-le !
Fais qu’il en bave
Prends la fuite
Epouse-moi !
Résultats

 

Une chouette rencontre, de celles qui font boum boum dans le cœur et guili guili dans le bidou

Je le vois et je sens un truc.  Il est grand.  Brun.  Pas spécialement ténébreux mais que soit (comme dirait je sais qui et tu sais qui aussi).  Son look pas rasé de quelques jours, mmmmmh, j’aime.  Et il a un joli manteau brun, long, qui lui va à ravir.  J’adore les longs manteaux sur un mec, ça donne une classe folle.  Et je sens que j’aime parce que j’ai envie de toucher, de caresser, d’embrasser.  Bon, je m’emballe là.  Ne t’emballe pas, ça va tourner en eau de boudin, comme d’hab…

J’en suis là de mes pensées que paf, il me propose un cinéma le soir même.  Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.  Je veux mourir de bonheur.  Bon, je prends un air blasé et murmure un « pourquoi pas ».  Rendez-vous est pris au Caméo.  On va la faire à l’ancienne. 

Surexcitée par la perspective, mais n’ayant pas le temps de rentrer chez moi après le boulot me faire une beauté (cette opération me prend des plombes, car tout le monde sait que faire du beau avec du moche, c’est un challenge quasi impraticable, comme les autoroutes belges après l’hiver quoi), je décide de manger en ville en attendant l’heure du rendez-vous.

Je me rends dans le petit truc italien à côté de l’Eldorado.  Un cornet de pâtes fera l’affaire, et tant pis si je ballonne ensuite, faudra bien qu’il m’aime comme je suis, mon brun pas ténébreux.  4 eur le cornet de pâtes, pffff, ça devient cher.  Et 5 eur si deux sauces.  Même que le nombre de cuillérées est indiqué, dingue la précision de ce petit resto.  Je prends un cornet jambon crème.  Que je reçois.  Mais y’a comme une confusionnation avec un autre client, et paf, je me retrouve avec un petit cornet bolo, que je paie finalement 2,90 eur, va comprendre. Ça doit être la version enfant.  Tant pis, je ballonnerai moins.  J’engloutis mes pâtes à la vitesse V V’, vu que le cornet est quasi vide.  Une véritable arnaque.  Mais pourquoi j’ai pas rouspété, pourquoi je me laisse toujours faire, pourquoi la vie est-elle si cruelle…

Je glande longuement en attendant mon rendez-vous, cœur serré à la perspective de le revoir.  Puis, je m’y rends, à petits pas, histoire de pas être en avance.  Ni en retard.  Soudain, je réalise que j’ai pas remis mes bottes.  J’avais mis mes pantoufles au resto italien, histoire d’être à l’aise.  Mes pantoufles vaches moelleuses reçues à mon anniversaire, on n’a que le bien qu’on se fait ma bonne dame.  Mais pour un premier rendez-vous, ça la fout mal, très mal.  Je deviens blonde, moi, grave, aller à un rendez-vous en pantoufles, m’enfin.  Je mets vite vite vite rouf rouf rouf mes bottes, et j’ai deux minutes de retard, du coup.

Je sais qu’il est là, je l’ai repéré en remplaçant mes pantoufles par mes bottes.  Il est drôlement habillé, mais que soit hein (bis).  Je rejoins le cinéma, feintant de ne pas l’avoir vu.  Il se précipite vers moi.  Si, il s’est précipité, je l’ai vu.  Impatient qu’il était, na.  Je m’excuse de mon retard, omettant d’en expliciter la raison.  Il est toujours aussi craquant, pire qu’une craquotte à la fraise.  Mieux qu’une craquotte à la fraise, plutôt. 

Je lui explique que je ne suis pas rentrée chez moi après le taf, que j’ai traîné en ville en l’attendant.  Et lui de me répondre « rho, tu aurais dû le dire, tu serais venue chez moi, j’aurais préparé un petit truc ».  Aaaah, je crois rêver, c’est nirvanesque, il cuisine ET il aurait aimé m’inviter.  Nirvanesque je vous dis. 

Il me propose de choisir le film… mais me suggère une nouveauté qui lui plairait bien, dont j’ai oublié le titre, un truc anticipatif sur des volontaires au don de rein qui prennent un traitement pour préparer leur organe, ce qui les transforme, mais attention s’ils sont choisis ils n’auront plus la liberté de refuser.  Oui, bon, pas très glamour, mais why not ?

Une fois dans la salle, en galant homme, il me propose un petit truc à manger ou à boire.  Je refuse poliment, alors que j’ai soooooooooooiiiiiiiiiif.  Quand il part se chercher quelque chose, je suis tenter de hurler « j’ai sooooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiif, prends-moi un Coca light (et prends-moi, là, de suite, sur le siège du ciné – non je rigole, jamais le premier soir) ».  Il revient et rapporte un paquet de chips à un ami qu’il avait salué en partant.  La gentillesse incarnée que cet homme.

En attendant que le film commence, je me love dans mon fauteuil, songeant au moment où je pourrai enfin me lover contre lui.  Je ferme doucement les yeux pour savourer pleinement ce moment, et je les rouvre, étendue en croix sur mon lit, sur le ventre.  Dehors, l’aube pointe le bout de son nez.  Les oiseaux gazouillent d’un air moqueur.  Il est 5h03 à mon réveil.  Je refuse de me réveiller, je veux repartir au cinéma, je veux le revoir.  Je tente tant bien que mal de me rendormir pour le rejoindre.  En vain.  Putain de rêve.

JE LIS, tu lis, IL LIT

Ce matin.

Dans le bus.

En face de moi.

Un superbe brun ténébreux.  Beau comme un Dieu grec, la lueur d’intelligence dans le regard en sus.  Un peu jeune sans doute, mais l’amour n’a pas d’âge hein.

Je fonds.

Il est plongé dans sa lecture.

Je tente tant bien que mal de découvrir le titre de son ouvrage.

Et j’y parviens : La métapsychologie.

De Freud.

Glups.

Dois-je cacher la couverture du roman chick lit que je suis en train de dévorer ?

Nan, j’assume mon amour immodéré des lectures légères.

Na.

Et je forme le vœu de le revoir demain, et après-demain, et après-après-demain…

Ex-profil de ma vie, the come back

Je sais que vous êtes friands de mes rencontres foireuses, petits sadiques.  Ça vous plait hein, de voir Anaïs se prendre des bides, des râteaux, subir des flops et des déceptions.  Ça vous donne l’impression de lire un magazine people : « Anaïs a rencontré le profil de sa vie : un mariage bientôt ? »  « Anaïs passe une soirée avec profil de sa vie » « Anaïs et profil de sa vie : rien ne va plus » « Ex-profil de sa vie disparaît de la vie d’Anaïs sans laisser de traces »…

Alors je ne peux résister à l’idée de vous proposer un nouvel épisode de cette saga estivale « Anaïs manque de s’étrangler : ex-profil de sa vie is back ».

Naaaaaaaaaaaaa, ne vous frottez pas les mains de joie.  Du moins si cette joie est synonyme de « aaaah, enfin, l’amour, le grand, le vrai, le beau, dans la vie d’Anaïs ».  Mais si cette joie est pernicieuse et synonyme de « aaaah, enfin, Anaïs va encore vivre des trucs foireux », là vous pouvez vous frotter les menottes.

Je suis sur la page orange, en train de répondre à un charmant monsieur avec qui je discute depuis quelques jours.  Qui est sympa, drôle, pas con et pas moche.  C’est cool, car ça fait quinze jours que j’ai plus de news d’ex-profil de ma vie, donc j’ai tiré un trait sur lui, après avoir envisagé, au choix, de lui envoyer par sms l’adresse de ce blog, d’aller foutre le feu à sa maison, de le dénoncer sur la page orange comme potentiel tueur en série, et j’en passe.  Mais là, j’ai de chouettes contacts, alors j’ai fini par le zapper.  Alors je discute avec du monde.  Allons-y lentement, lentement, trèèès lentement.  Anaïs ne s’emballera plus.  J’envoie ma réponse à ce nouveau contact sympa et paf, petite notification « vous avez un nouveau message ».

Etant donné qu’ex-profil utilise un prénom bidon qui n’est pas le sien (dommage car entre nous son prénom est vraiment moche de chez moche, pas le prénom d’un prince mais un prénom qui me rappelle des souvenirs d’enfance pleins de café au lait tiède et de transpiration), mais ce prénom bidon est toujours le même, dans ses divers et nombreux profils, suivi soit d’un autre mot soit de chiffres, toujours les mêmes aussi.  Donc je ne tilte pas tout de suite, car il n’a pas opté pour ce fameux prénom, cette fois, dans ce profil tout frais tout juste sorti de l’œuf.  Mais les chiffres sont les mêmes, on ne change pas une équipe qui gagne.  Mais je ne tilte pas avant d’ouvrir le message et de revoir cette photo, toujours la même, également.

Et son message, court et sec : « quand m’invites-tu à prendre un verre ? bisou »

Juste ça.

Pas un « je te dois une explication pour ne m’être plus manifesté après avoir accepté ton amitié éternelle et indéfectible, j’ai disparu purement et simplement et viré mon profil sans un adieu car (biffer la mention inutile) ma mère a été piquée par la mouche tsétsé j’ai dû aller la rapatrier par avion sanitaire, je me suis brisé les dix doigts lors d’une tentative de record du monde de hulla hoop au Brésil il y a peu et étais incapable de t’envoyer le moindre mail ou sms je m’en suis mordu les doigts enfin ce qu’il en restait, je me suis enlisé dans de la fiente de poules en voulant les sauver pour un organisme de défense animale et l’intoxication à l’ammoniaque a été sévère, j’ai glissé sur une peau de banane et subi une amnésie dont je sors à peine et tadaaam je me souviens enfin de toi et de ta beauté transcendante, j’ai rencontré une meuf juste après toi mais là elle vient de me larguer comme une crotte, alors je m’ennuie ferme donc autant te recontacter tu serais bien assez conne pour me reparler. » Chais pas vous, mais moi, j’ai une petite et trèèès vague idée de l’hypothèse la plus crédible…

Alors je me tâte.  J’hésite.  Je réfléchis.  Je médite.  Je m’interroge.  Deux secondes.

Et je réponds « volontiers, mais je vais faire mieux qu’un simple verre, tant qu’à faire, je t’invite à la Bergerie (resto étoilé namurois), régalons-nous sur mon compte, ensuite on ira à l’hôtel des Tanneurs, je louerai la superbe chambre avec jacuzzi et vue sur les toits de Namur et tu abuseras de moi à ta guise. »

Nan, je rigole.

Je réponds « on se connaît ??? »

Bien fait pour sa gueule.  Non mais.

Illus d’Emma Toz et son petit grain de folie.  Voilà tout ce par quoi je suis passée en découvrant le message d’ex-profil de ma vie.  Le blog d’Emma, je viens de le découvrir et j’aimeuh d’amour, même que j’ai déjà plein d’illus que je veux vous montrer et que ses illus m’inspirent des billets, si c’est pas ça le bonheur… Ennplus, y’a la musique de la Belle et la Bête, mon Disney préféré, sur son blog.  Bon, j’aime pas la musique sur les blogs, mais ça j’aime.

L’horreur c’est que je sais pas la contacter et j’espère qu’elle va pas me haïr et me maudire sur quinze générations d’avoir pris ses illus…

 

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Inception… puis déception

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Deux histoires en une… petits gâtés que vous êtes.

Inception, puis déception.  Mais pas de déception pour Inception.  La déception est après.  Of course.

J’ai donc été voir Inception.  Avec le profil de ma vie.

On m’avait dit beaucoup de bien de ce film.  A lire le résumé, pas le genre que j’aime.  Un résumé qui m’épuise, auquel je ne pige rien.  Et la bande-annonce, avec ces rues qui se soulèvent, brrrr, j’en tremblais d’effroi.  Mais vu la super critique et les ceusses qui m’ont dit « va le voir », ben j’ai été.  J’obéis, moi, ma bonne Dame.

Fort heureusement, on m’avait aussi dit « les cinq premières minutes sont complexes, t’inquiète, ça ne durera pas ».  Passqu’en effet, complexes, ces cinq premières minutes.  Mais ça ne dure pas.

Maintenant, c’était peut-être la présence d’ex-profil de ma vie qui me perturbait.  Chuis toujours un peu stressée dans ce genre de circonstances.  Plein d’idées me passent en tête : « respire pas trop fort », « gesticule pas », « ne sois pas trop près de lui », « ne sois pas trop loin de lui », « croise les jambes, ça fait dame », « décroise les jambes, mauvais langage corporel, signe de fermeture », « ne le regarde pas », « ne le regarde pas, je te dis », « et s’il essayait de m’embrasser je ferais quoi ? », « et s’il n’essaie pas de m’embrasser, je fais quoi ? », « concentre-toi sur le film tu vas rien piger », « j’ai soif, pourquoi j’ai pas dit oui quand il m’a proposé une boisson », « c’est qui ce personnage-là déjà, je pige rien », « il est mignon ex-profil, me demande s’il voudra me revoir », « j’aime bien ses lunettes », « il voudra pas me revoir, trop moche, trop conne, trop grosse, trop inculte, trop trop trop », « il voudra pas me revoir, pas assez sexy, pas assez intelligente, pas assez grande, pas assez pas assez pas assez », « il voudra me revoir, je suis le profil de sa vie »… et je vous en passe.

En plus, pas de bol, je me tape de l’asthme et j’ai oublié mon spray chez moi.  Pas mourir ici, pas mourir ici pas mourir ici.  Bon, ça pourrait être romantique, j’agonise, j’étouffe, on se retrouve à l’hosto et tout et tout.  Ça pourrait être romantique dans une comédie romantique.  Pas dans la vie.  Dans la vie, je me racle la gorge sans cesse, pour faire passer la crise. Et il me propose une pastille pour la gorge.  Il est exaspéré, c’est clair.  Je l’exaspère avec mes bruits de tuberculeuse.  Pourtant, Sissi, elle avait séduit un empereur, malgré sa tuberculose.  Oui, bon, dans la vraie vie on a dit.  Donc une pastille.  A la menthe.  Je déteste les pastilles à la menthe.  Mais j’accepte.  Et elle est bonne, cette pastille.  Pas trop fort.  Faut que je demande la marque.

Mais, hormis ces quelques considérations typiques de la rencontre futurement foireuse, j’ai adoré Inception.  Quelqu’un m’a dit que le réalisateur devait être un peu fou pour avoir imaginé ça.  C’est sans doute ce qui fait que le film captive d’un bout à l’autre, cette folie.  Et puis Léonardo Di Caprio qui joue vachement bien le bellâtre torturé (il m’a jamais vraiment fait de l’effet, Léo, une gueule trop parfaite, trop enfantine, mais bon, je l’aime bien quoi).  Et puis ce rêve dans ce rêve dans ce rêve dans… ce rêve ou cette réalité ?  On s’y perd à la longue.  Et c’est triste, parfois.  Angoissant, souvent.  Tous ces tueurs, font peur.   Et puis un film plein de questions, jusqu’au dénouement final, qui ne dénoue peut-être pas tout.  Passque la toupie.  Je m’interroge.  Un film à voir au cinéma, pour les images, pour l’action, pour le son.

Fin du film.

Fin de l’histoire, aussi.  Fin de profil de ma vie.  Bienvenue ex-profil de ma vie.

Ça vous dit un petit résumé des divers échanges de mails et sms suivant la séance.  Enfin, de ce qui est racontable (cf la Boum) of course, je vais pas entrer dans les détails, rassurez-vous (je sens une pointe de déception, bande de petits curieux).  Vous avez eu un mini résumé la semaine dernière, mais ici je vous propose un big méga gros petit résumé.

Jeudi.

Lui « Passé une très bonne soirée en ta compagnie, espère toi aussi ».

Moi « Moi aussi, merci encore ».

Vendredi.

Lui  « Mieux vaut en rester là, restons amis ».

Moi « Bien sûr, pas de souci, restons amis ».  C’est vrai quoi, on n’a jamais assez d’amis, et l’amitié c’est bien aussi, et puis l’amitié peut toujours muter, et puis il est sympa, alors amis c’est bien, c’est super, c’est génial, c’est nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuul.

Lui « Ok, super ».

Lui, un peu plus tard « Et puis, on sait jamais comment ça peut évoluer, je vais réfléchir, je réfléchis ». Mais il réfléchit à quoi, bordel de dieu ?  J’ai rien demandé, rien proposé, dit ok pour amitié, ça mérite aussi réflexion ça ?

Samedi.

Lui « Comment vas-tu ? » Aaaaaaaaaaah, mon nouvel ami veut savoir comment je vais.  C’est bon signe non ?

(Je vous passe les détails d’un blabla habituel et passionnant entre nouveaux amis youpie).

Moi, après une heure de discussion « Bon, sorry, je te laisse, j’ai un rendez-vous, bonne soirée, à bientôt, mon cher ami ». Et je file au lit, mouahahah, le coup du mensonge pour titiller sa jalousie et qu’il réalise à quel point je suis formidable et qu’il est sans doute sur le point de me perdre à tout jamais, ça peut marcher vous pensez ?

Dimanche.  A l’aube.

Lui.  « Alors, ce rendez-vous ? Bon, je pars toute la journée, bon dimanche.  »

Je vous le disais, il angoisse. Ça marche, le coup du mensonge pour titiller sa jalousie et qu’il réalise à quel point je suis formidable et qu’il est sans doute sur le point de me perdre à tout jamais.

Moi.  « Bon dimanche, bon amusement, à bientôt ». J’élude le rendez-vous de la veille avec mon oreiller, faut titiller sa jalousie, qu’il s’imagine des choses je vous dis.

Lundi.

Silence.  Il médite.

Mardi.

Silence.  Il réfléchit.

Mercredi.

Silence.  Il est jaloux mais se retient de m’interroger plus.  Il en bave.

Jeudi.

Silence.  Il a viré son profil sur la page orange.  Volatilisé.  Effacé.  Sans un mot.  Sans un au revoir.  Sans un adieu.  Evaporé.

Déception.  Drôle d’attitude.  Bon, je sais, j’ai rien raté, c’était un perturbé.  Puis au ciné, il faisait rien que m’interrompre, jamais su en placer une, ce qui est quand même rare avec moi.  Il écoutait rien. Puis finalement, il était loin de ressembler à Brad Pitt (alors que moi, bien sûr, je ressemble à Angelina Jolie, c’est bien connu).  Puis moi je mérite un homme qui n’hésite pas, qui fonce, qui m’aime et le dit et l’assume et le redit.

Mais tout de même…

Je n’y comprendrai jamais rien aux mecs, c’est définitivement définitif.

Et le drame dramatiquement dramatique finalement, le pire du pire du pire, c’est que jamais je ne connaîtrai la marque de ces pastilles à la menthe, damned.