31/08/2019 : chanter

Au début, à Lennox, après mon accident, je ne savais plus chanter. Ne comprenez pas mal, c’est pas que je chantais mal, j’ai toujours chanté mal, mais j’ai toujours aimé ça. D’ailleurs, je me disais que ce serait super de dire « je chantais comme une déesse avant d’être renversée, mais maintenant je chante faux, diante ». Sauf que c’est ça qui aurait été faux, car j’ai toujours mal chanté. Mais à Lennox je ne savais plus chanter, car ça faisait tourner ma tête et c’était insupportable pour moi.

Maintenant, je ne sais toujours pas chanter, mais pour une toute autre raison : dès que je mets un morceau et que je chante (naaaaaaaaaaaaaa, j’ai pas oublié les paroles avec ma cérébrolésion, ça étonnament, je m’en souviens très bien, paraît que c’est normal mais soit), donc dès que je tente de chanter… je pleure. Là j’ai tenté de chanter « en apesanteur » de calogero, et j’ai braillé comme un veau à la deuxième phrase que je chantais. J’adore Calogero, mais c’est pourtant pas un morceau triste. Si le morceau est triste ou que le chanteur ou la chanteuse est décédée (par exemple France Gall), je pleure rien qu’en entendant la chanson.

Galère (comme les chocolats).

 Chanter (Florent Pagny)

 Chanter, pour oublier ses peines
Pour bercer un enfant, chanter
Pour pouvoir dire « Je t’aime »
Mais chanter tout le temps
Pour implorer le ciel ensemble
En une seule et même église
Retrouver l’essentiel et faire
Que les silences se brisent
En haut des barricades
Les pieds et poings liés
Couvrant les fusillades
Chanter sans s’arrêter

Et faire s’unir nos voix
Autour du vin qui enivre
Chanter quelqu’un qui s’en va
Pour ne pas cesser de vivre
Quelqu’un qui s’en va
Pour ne pas cesser de vivre
Chanter

Celui qui vient au monde, l’aimer
Ne lui apprendre que l’Amour
En ne formant qu’une même ronde
Chanter encore et toujours
Un nouveau jour vient d’éclore
Pouvoir encore s’en émerveiller
Chanter malgré tout toujours plus fort
Je ne sais faire que chanter

Pour pouvoir dire « Je t’aime »
Mais chanter tout le temps
Pour implorer le ciel ensemble
En une seule et même église
Retrouver l’essentiel et faire
Que les silences se brisent
En haut des barricades
Les pieds et poings liés
Couvrant les fusillades
Chanter sans s’arrêter

Et faire s’unir nos voix Autour du vin qui enivre

Chanter quelqu’un qui s’en va Pour ne pas cesser de vivre

Je ne sais faire que chanter
Pour quelqu’un qui s’en va
Pour ne pas cesser de vivre

15/07/2019 : Mozart, adagio – Le Parc avec Aurélie Dupont

Quasiment une heure que je cherche alors je le mets ici pour m’en souvenir lors de mes recherches (faut juste que je me souvienne que c’est du Mozart, pas gagné, il est pas très connu ah ah ah).

J’adorais ce morceau avant (bien que je n’adore pas le classique), j’adorais le Parc, enfin ce superbe extrait. Avoir survécu pour réécouter ça je dis ça valait le coup. Mes goûts n’ont absolument pas changé (ouf, sinon je tue mes chats, je déménage à Bruxelles et je repeins en orange) et ma tendance à tout oublier non plus (elle empire), vue que me souvenais d’un morceau adoré, de je sais pas qui, dans un superbe ballet en costumes fluides blancs et voilààààààààààààà. Fastoche non ?

C’est en entendant ce morceau joué au concert de Paris que j’ai su que c’était du Mozart et j’ai trouvé via  mon pote de toujours : google, yessssssss.

Superbe !

https://www.youtube.com/watch?v=SUaMJ_xGK9o

26/5/2017 : semaine de la pollinisation

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Quand Iguaï miaule après des oiseaux, je lui chante « les oiseaux sont nos amis, il faut les aimer aussi ».

Mais je sais que la véritable chanson c’est « les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi, comme nous ils ont une âme, comme Morbach et Moucham ».

Et j’ai longtemps la chanson en tête après, longtemps… vous connaissez ? C’est une chanson des Inconnus je crois. Et c’est encore pire depuis que j’entends la pub sur la semaine de la pollinisation…

Je vous cherche les paroles :

« moi je m’appelle Moucham
je suis une mouche verte
mes menus gastronomiques
sont sur papier hygiénique
mes menus gastronomiques
sont sur papier hygiénique


je suis Morbac le morpion
regardez comme j’suis mignon
je suis frileux
et j’m’installe toujours à coté du poil
je suis frileux
et j’m’installe toujours à coté du poil

les insectes sont nos amis
il faut les aimer aussi
comme nous ils ont une âme
comme Morbac et Moucham »

 

La chanson :

https://www.youtube.com/watch?v=wRQg-bEYX40

Génial non ? Ainsi je ne suis plus la seule à l’avoir en tête, gnark gnark (ça, c’était mon genre… avant, ça revient, yes)

24/2/2017 : le corbeau et le renard / La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf

De mémoire et à dix doigts j’ai retapé la fable que j’avais apprise à l’école et que je connais toujours :

Maître corbeau sur un arbre perché, tenait dans son bec un fromage

Maître renard par l’odeur alléché, lui tint à peu près ce langage :

Et bonjour monsieur du corbeau, que vous êtes joli, que vous me semblez beau

Sans mentir, si votre ramage ressemble à votre plumage, vous êtes le phénix des hôtes de ces bois

A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie, et pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec et laisse tomber sa proie

Le renard s’en saisit et dit :

Mon bon monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute

Cette leçon vaut bien un fromage sans doute

J’ai aussi retapé le début de celle que je ne parvenais pas à mémoriser et je pleurais à chaudes larmes, d’ailleurs je ne me souviens que du début car j’ai oublié la fin, bien sûr…

Une grenouille vit un bœuf

Qui lui sembla de belle taille

Elle qui n’était pas grosse en tout comme ce qui sort du cul de la poule (non je rigooooooooole : comme un œuf)

S’étend et s’enfle et se travaille

Pour égaler l’animal en grosseur

18/6/2016 : adolescence

J’écoute les vieilles cassettes de mon père pour voir si elles marchent encore.

Des cassettes ? Oui, je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans

Quand j’étais ado, j’allais au marché avec mon père et il achetait des cassettes piratées par le vendeur, contenant des copies de 45 tours à la mode. J’adorais ça. Et elles fonctionnent encore !

J’ai ainsi écouté une chanson dont j’étais folle à l’époque : La religieuse. J’ignore qui chantait ça et je viens de découvrir (merci internet) que c’était … Céline Dion ! Le monde est vraiment petit.

En écoutant ces chansons, je me rappelais ce qu’on faisait le samedi : marché, manger, ciné (ouais, ça rime). Et l’Inno de Namur était encore en deux parties, reliées par une passerelle !

Nostalgie…

http://www.jukebox.fr/celine-dion/clip,la-religieuse,ur3pm.html

La Religieuse

(D. Barbelivien)

 

Même à genoux, même en prière

Elle se souvient de l’Italie

Jésus Marie et notre Père

C’est peu vous dire qu’elle vous oublie

De l’autre côté de l’enfer

Elle se souvient d’avoir dit oui

À la passion à la lumière

À l’amour fou à l’infini

Et prier cet homme sur la croix C’est encore se donner à lui

Et quand lui viennent ces idées là C’est à peine si elle en rougit

La religieuse a comme moi Des nuits d’amour en nostalgie La religieuse a quelques fois

Des sanglots longs de jalousie …

 

Les oiseaux sont nos amis

Ce matin, Iguaï criait par la fenêtre après un oiseau tout beau (une mésange je crois, avec une ligne blanche), quand j’ai chanté :

 « les oiseaux sont nos amis, il faut les aimer aussi, comme nous ils ont une âme, comme Morbach et Moucham »

Je me demande si Iguaï est ok…

Ouais, je sais, ce sont les insectes pas les oiseaux (chuis handicapée, pas débile, vu que mon cerveau revient), mais j’adoooore les oiseaux.

Ouais, je sais, c’est une mouette, pas une mésange, mais c’est la seule belle photo de bibi que j’avais en stock, et j’adooooore la mer et les mouettes.

Ouais, je sais, je chante comme une casserole, la faute à mon accident, avant je chantais comme une déesse (pas vrai mais ceux qui ne m’on pas connue avant vont me croire, faut bien que ça ait quelques avantages).

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