9 décembre 2019 : de l’avantage d’avoir des lésions cérébrales

Hier soir, je me suis rendue compte à quel point c’était génial d’être cérébrolésée (pour ceux qui ne connaissent pas ce mot, nooooon ce sont pas des ignares, je ne connaissais pas avant de l’être, être cérébrolésée = avoir des lésions cérébrales, et ça varie selon les personnes, car faut varier les plaisirs hein).

Donc moi, parmi les nombreuses conséquences de ma cérébrolésion, j’oublie des trucs. Puis ça revient, puis ça repart. Puis ça revient, bref…

Il m’a fallu du temps, mais je me suis souvenue après quelques mois (donc en 2015 hein, y’a un bail emphytéotique) que j’avais des chats. Pour leurs prénoms, ce fut plus dur mais là ça va.

Et je me souviens très bien que j’avais eu un coup de foudre pour Iguaï, le seul mâle (castré) de la maison, mon sphynxinou d’amour, mon petit Iguaïounet d’amour.

Mais hier, j’étais assise sur le divan, Iguaï faisait dodo sur moi, il était sous la couverture, seule sa tête dépassait, et comme avant, je lui ai donné plein de bisous sur la tête (il n’a pas de poils, et c’est un bonheur de ne pas en avoir plein mon visage).

Et là…

Là…

Là…

J’ai eu un second coup de foudre. J’avais quasi oublié l’effet du premier ; je savais que j’en avais eu un of course, mais j’avais oublié le ressenti. Donc j’ai eu un second coup de foudre.

Un vrai.

Un bien profond.

Quasi meilleur que du chocolat.

Quasi hein.

Alors j’ai fait des photos, pour vous moutrer sur quoi je craque…

30 novembre 2019 : j’adore décembre

À l’ad delhaize ce matin, un enfant a arraché son bonnet à saint-nicolas 🙂 après je me suis souvenue qu’on disait « mitre », j’ai donc dit au grand saint, qui la perdait tout le temps, d’en commander une autre pour l’an prochain.

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01/09/2019 : making of de planète célibataire, écrit par bibi pendant l’année qui a précédé

Once upon a time… en 2008

Je me réveille.  Mon neurone se réveille.  Et j’ai une idée : créer un agenda du célibat.  Comme si mon blog, qui me prend un temps de bête de somme, ne suffisait pas, lui qui hante mes jours et mes nuits.  Va comprendre.

Je veux créer un agenda.

Un agenda qui distillera, à petit dose, comme un venin, mais version positive, drôle et joyeuse, des conseils pour les célibataires.  Pas des conseils planplan chiants, non, des conseils qui se veulent (et j’espère qu’ils le sont) rigolos, utiles, délirants, ou qui font réfléchir un tout petit peu.  Une sorte de recueil de « bonnes raisons d’être célibataire ».

D’ailleurs, c’est décidé, il s’appellera ainsi « 365 bonnes raisons d’être célibataire ».

Plus tard, le même jour (j’ai oublié la date précise, nom d’une petite célibattante à la cervelle de moineau)

L’idée ne me quitte plus.

J’ouvre un document word et je commence à lister ces « avantages du célibat ».

Dès la première phrase, je sais que cet agenda ne sera parfait que s’il est illustré.  Passque l’illustration, c’est la cerise sur le gâteau.  L’illustration, c’est la finition.  L’illustration, c’est ce qui emmène le lecteur dans son imaginaire, ce qui le fait rire, ce qui l’émeut, ce qui ce qui ce qui.  En bref, mes blablas, sans dessins, ben c’est caca boudin.

Sauf que moi, je dessine aussi bien qu’une manchotte aveugle qui n’a jamais tenu un crayon de sa vie, donc va falloir trouver une solution…

Et y’en a pas 36… y’en a qu’une : proposer l’aventure à une illustratrice.  Ou plutôt à un tas d’illustratrice : une par semaine que compte une année.  Une sorte de télé-réalité diffusée sur internet, mais sans élimination.  Une internet-réalité inversée : chaque semaine, une nouvelle illustratrice rejoint l’aventure.  Ou un nouvel illustrateur, même s’ils sont en super super méga minorité, mes illustrateurs…

Ça, bien sûr, j’y ai pensé bien plus tard.

Car là, chuis encore en 2008, et je commence à écrire.   Chaque fois que j’ai une idée, je la note.

2008-2009

Les mois passent, je bosse peu.  Parfois, je m’y remets.  Le projet est toujours là, tapi dans un coin de ma tête, parfois endormi, parfois en hibernation, mais toujours là.  Et il surgit régulièrement.  J’écris, je note, je m’envoie des mails pleins d’idées, j’interroge mon entourage pour trouver l’inspiration.  J’y passe parfois une heure, parfois une journée.  J’y passe de plus en plus souvent.

Début 2010

Bonnes résolutions de l’an neuf obligent, je m’y remets, et je boucle en quelques semaines mon agenda.  Je le lis et le relis. Puis j’arrête de le relire, car je déteste relire ce que j’écris.

Printemps 2010

Ça y est, j’ai proposé mon projet à l’adoption par ci par là.  Clic fait mon doigt sur la souris quand je l’envoie par mail, mon chtit bébé d’agenda.  Reste à attendre.  Je déteste attendre.  Je hais l’attente.  J’exècre l’attente.

Eté 2010

J’attends.  J’attends.  J’attends.

25 août 2010

Un mail : c’est Skynet qui me fait le bonheur d’avoir envie de se lancer dans l’aventure, via sa section « Skynet Lili », celle dédiée aux filles, aux vraies.  Je fais des bonds de joie, je respire comme un petit chien pour éviter de me surexciter trop.  En vain.  Je refais des bonds.

26 août 2010

Ça y est, mon rêve va devenir réalité, j’en reviens pas.  Plutôt que que de publier mes textes sur Skynet Lili directement, Skynet me propose de les publier sous forme de blog, relayé sur Lili.  Ce qui me laissera une chouette liberté de gestion.  Et ça, j’aime, la liberté, j’adore, j’adhère.  En cadeau bonux, le blog sera proposé en deux langues.  Hyper cool, puisque ça signifie que mon agenda sera traduit en quinze deux langues, enfin non, traduit en une seule langue, ce qui en fera deux au total (ça va, vous suivez ?).  Il touchera donc un lectorat que je ne connais pas, ou si peu : les néerlandophones.  Yesssss.  Deux blogs à gérer donc, deux nouveau-nés, en plus de mon vieux blog de plus de quatre ans.

Voilà, c’est du concret ma petite Anaïs.

Juste un petit détail : va falloir trouver des illustratrices…

27 août 2010

Je me lance immédiatement à l’assaut des illustratrices que j’aime, et, de blog en blog, de lien en lien, je contacte un paquet incroyable de talents.

30 août 2010

Les retours sont très enthousiastes et je pousse un ouf de soulagement.  En grande stressée devant l’éternel que je suis, j’ai envisagé le pire, savoir des réponses du genre « euh, oui, bon, honnêtement, ça me fait pas rire du tout, ce que tu as écrit, ça m’inspire pas, j’ai beau me creuser le neurone, ben je vois pas ce que je pourrais te proposer ».

Ben non, ma foi en ce projet semble communicative et un nombre incroyable de talents accepte de se lancer dans l’aventure.  Une réponse me fait mourir de rire « Ça va être « top moumoute du sifflet » ».

Oh oui, ça va l’être…

Désormais, le projet s’appellera l’aventure : ça fait très télé-réalité, et j’aime ça.

5 septembre 2010

Je reçois mon tout premier dessin.  Je fais des bonds de joie.

Un jour de mon agenda illustré, mon texte illustré, mon bébé illustré…

me voici de retour de vacances,

je promets que le mot « girly » ne sera pas dans le blog, promis juré, même si à mon avis il sera rose 🙂 enfin chais pas encore, je dois voir avec le designer skynet. j’ai déjà le titre, y’a pas girly dedans mdr. mais je voulais des illustratrices qui font des trucs féminins (pas du batman quoi, mdr)

je pense pas que la cible sera 8-13 ans, moi j’ai écrit mes textes pour genre les 20-50 ans quoi :), et j’ai du lectorat de tous les âges, enfin pas après 50 ans, ou alors elles commentent pas

et en fait, qd j’ai été en contact avec skynet, on m’a dit de la responsable Lili (partie « filles ») qu’elle était girly, d’où ce mot qui m’est resté en tête 🙂

tout ça est bien sympa, je prépare bien sûr un making of de l’aventure… que je publierai sur le blog (à la manière de ce que je viens de publier en quatre jours, mon journal d’une paresseuse), notre débat en fera partie :))

6 septembre 2010

Pourkwaaaaaaaaaaaa ai-je voulu me la jouer « blogueuse moderne », moi, Anaïs, blogueuse pas moderne ?

Pourkwaaaaaaaaaaa ai-je utilisé ce mot, « girly », en parlant du projet aux illustratrices que je contactais ?  Ce mot, « girly », enfin cet adjectif, je l’utilise jamais, mais là, ça me semblait « fun »… Pourkwaaaaaaaaaa ?

Sans doute pour le seul plaisir d’avoir une discussion à mourir de rire… et de recevoir ce mail explicatif d’une illustratrice sur le côté péjoratif du mot « girly » :

« Pour « girly » , je t’explique et on en parle plus promis 😉 

 À la base il évoque l’univers des jeunes filles de 8 à 13 ans… Paillettes et Petit Poney Land quoi. 

Mais passé 20 ans il est plutôt péjoratif : y’a pas mal de blog-bd tenus par des nanas qui se retrouvent affligées de ce petit sobriquet et qui le prennent assez mal (dans l’univers du blog bd, c’est tout simplement mal vu de lire des blogs bd « girly » ! tant et si bien que sur http://blogsbd.fr/ , on est classée et reléguée  à un autre site rose et moche : http://girly.blogsbd.fr/ )

 Bon après, je continuerais l’aventure même si y’a girly dans le titre hein ! »

Horreur et putréfaction, mon projet est « girly » et Petit Poneytesque, c’est indubitable.  D’autant plus indubitable que je l’imagine rose fuchsia, le futur blog.  Shame on me.

12 septembre 2010

Diantre, fichtre, sacrebleu, je vis un enfer.  J’ai divisé mes 365 (enfin 366) jours en lots de sept… mais j’ai  zappé le 31 octobre.  Titchu, je dois tout recalculer et recomposer mes lots.  J’ai toujours été nulle en math, c’est pas nouveau.

15 septembre 2010

Au fur et à mesure que je reçois les accords des illustratrices, je leur attribue une semaine et leur envoie les textes qui s’y rapportent. J’en profite pour les relire… et, horreur glauque, j’ai de nouvelles idées, qui me semblent même parfois, horreur encore plus glauque, meilleures… Je me mets alors à espérer qu’une année compte 500 jours…  Passque bon j’ajouterais bien « Vos dix contes de fées préférés » le 32 mars.  Et si j’insérais aussi une chtite méditation sur « La merveille est dans l’instant, on s’en rend compte trop tard » (Et après) le 33 mars ?  Et si… et si… et si…  Bon, ma petite Anaïs, faut te rendre à l’évidence, tu peux plus rien changer.  Ça sera 365 jours, pas un de plus, enfin si, un de plus… vu que j’ai prévu un 29 février dans mon agenda, à tout hasard… et vu que j’ai eu la blonditude de ne pas le supprimer pour cette année 2011… qui ne comprend pas de 29 février… tant pis… ça sera un bonus pour le 28…

19 septembre 2010

L’heure est grave.  Enfin la minute est grave.  La minute méditation que j’ai décidé de virer :

« Le soleil vert c’est … ! » (Soleil Vert)

C’est pas pour méditer, c’est juste parce que ce film, qui a mon âge (snif), a marqué ma vie à tout jamais.  Donc je ne pouvais pas faire l’impasse sur son existence.  Si ça vous tente, c’est à regarder de toute urgence.  Il est sans doute un peu démodé, et pourtant tellement d’actualité en ce moment… et puis j’ai enlevé la fin de la citation pour ménager le super suspens de la mort qui tue la vie.  Làààà, vous sentez l’envie qui vous démange ?

Non sérieux, je peux pas infliger ça à la pauvre illustratrice qui hérite de cette semaine.  Je vire, mais cette méditation improbable restera présente sur ce making of, passque bon, on vire pas ainsi une méditation (tout comme on laisse pas bébé dans un coin).

Dans la foulée, je supprime aussi :

La minute méditation : « Nous avons compris l’emprisonnement que c’est d’être une fille, qui vous oblige à rêver et finit par vous apprendre à manier les couleurs. »

(Virgin suicides.)

Dissertation : c’est quoi, pour vous, manier les couleurs ?  Si après quatre heures vous n’en avez toujours aucune idée, faites comme moi : passez illico au 19 novembre.

Ne vous enfuiez pas, je vous promets que ce que j’ai pas supprimé… ben c’est mieux (enfin j’espère, par pitié, Seigneur, faites que ce soit mieux).

23 septembre 2010

Nouveau souci avec une minute méditation qui me semble empreinte de sinistrose.  Elle parle de ce qu’on aimerait changer sur terre…  Alors je précise à la pauvre volontaire supposée illustrer ça : « ça semble sérieux, mais tu fais comme tu veux, si tu veux illustrer « moi je prononcerais la gratuité des macarons sur tout le territoire français », tu peux aussi 🙂 »

Attends, chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières ni pour déprimer les illustratrices.

Mais en fait, en relisant ma méditation, je réalise que je fais une allusion à Prada.  Ça va, l’humour est sauf.  Je respire.

13 octobre 2010

Après deux rendez-vous reportés pour cause de maladie… et de maladie (une fois là-bas, une fois ici, que voulez-vous, les vilains microbes nous détestent), me vlà en route vers Skynet, ses tours, sa passerelle que je ne ferai qu’admirer. J’angoisse.  D’autant que dans le hall d’entrée, je dois fournir ma carte d’identité et tout et tout : une forteresse.  Et je repère un attaché-case.  Tout seul.  Abandonné.  J’en suis sûre, c’est une bombe.

Je résiste à l’envie de fuir, ça ferait mauvais genre.

Et l’attaché-case n’explose pas, ouf.

Et voilà, en ce jour solennel, mon projet prend un aspect vraiment réel.  Même s’il l’était déjà, la rencontre avec de vrais humains qui vont le mettre en place avec moi (designer, responsable blogs, responsable Lili) lui donne toute sa consistance.

Après cette réunion bien productive, je zone dans Bruxelles et m’achète des macarons pour fêter ça.  Les derniers macarons que j’ai achetés le furent après mon rendez-vous chez Flair pour la chronique que j’y ai tenue.  Puisse ce nouveau projet se dérouler aussi bien que s’est déroulée ma collaboration avec Flair.  Amen.

15 octobre 2010

Je suis collée à ma boîte mail, mais quand je reçois un dessin, je m’oblige à attendre quelques heures avant de répondre au mail, pour pas donner l’impression d’être « l’auteure qui attend ses dessins comme chais plus qui attendait chais plus qui et que sa sœur Anne ne voyait rien venir que le soleil qui chais plus quoi ».  Et pourtant, je suis scotchée à ma boîte mail comme le cramé se scotche à sa casserole, croyez-moi.  D’une impatience encore jamais connue.  Mais si je réponds trop vite elles (ils) vont me prendre pour la tarée que je suis, non ?  Ah ben si.

20 octobre 2010

J’ai un horrible pressentiment.  Je sens qu’une illustratrice va me laisser tomber.  Je sens que des milliards d’illustratrices vont me laisser tomber.  Enfin, que 52 illustratrices vont me laisser tomber (trices et teurs, mais bon, la majorité l’emporte, pour une fois, donc, chers lecteurs, je vous prierais de comprendre trices et teurs quand j’écris trices, ce sera plus simple).

22 octobre 2010

Ah, si j’étais payée aux pressentiments, je serais richissime. Ri-chi-ssi-me.  Mon projet est projet merdique (remarquez que le projet ne s’appelle plus aventure, du coup).  J’aurais dû le savoir.  J’angoisse d’un coup.  Et si elles me laissaient toutes tomber ?  Bon, j’arrête tout, j’abandonne tout, et je pars vivre sur une île déserte.  Bon, respiiiiire, t’as encore 51 talents tout dévoués à ce projet dont plus personne ne veut fabuleux.

Je déprime, j’angoisse, je veux mourir.  Puis surgit, telle une elfe magique, une illustratrice qui m’envoie un dessin.  Puis un second.  Et un troisième.  Que son chéri soit remercié à tout jamais d’avoir tardé à rentrer du breau et d’avoir fait qu’elle dessine en l’attendant, telle Pénélope avec Ulysse. Ça m’a reboostée.

Un dessin, et ça repart…

29 octobre 2010

Cette semaine j’ai été gâtée de la mort : reçu seize dessins.  Deux semaines entières bouclées.  Et deux jours de plus pour une autre illustratrices.  C’est normal, docteur psy, que je fasse des petits bonds de joie chez moi en regardant les dessins, que j’envoie des mails à mes illustratrices (et teurs, tant pis, je le dis à nouveau, mais faut pas que j’oublie cette petite dose de testostérone animalière – nan, je traite pas les keums d’animaux, juste qu’ils m’en dessinent, des animaux, des animaux-filles, mais tout de même des animaux hein…, rigolote coïncidence), donc j’envoie des mails pour les remercier, me pâmer devant leurs dessins et tout et tout.  Je ne me pâme pas hypocritement, je suis sincère.  Je fais la brasse dans le bonheur.

J’avais déjà connu le bonheur de découvrir les trois illustrations qui ont si extraordinairement mis en valeur mes trois livres.  Mais ça faisait genre une illustration pour, euh, 250 à 300 000 signes, espaces inclus.  Ici, ça me fait genre une illu pour 300 à 500 signes, espaces inclus.  Une par jour.  365 au total, si tout va bien. Nan, 366.  Zimaginez le bonheur que c’est ?  Mes textes chéris que j’aime d’amour et que j’ai pondus parfois à la sueur de mon neurone, à l’honneur grâce à 50 talents fous.

Mieux que de la cocaïne, de l’héroïne ou des macarons Darcis. Mieux qu’un daïkiri fraise, un campari orange ou un milk-shake banane.

Le bonheur.

Et l’angoisse, car on est à deux mois du lancement, et pour janvier, j’ai encore que 3 dessins.  3 sur 31.  Moins de 10 %.  Chuis bonne en math hein.

Horreur, malheur.  3 dessins seulement.

1er novembre 2010

Le bonheur continue, avec huit dessins de plus.  Total en ce jour de Toussaint : 51.  Encore un et on est à 10 % des dessins.  Keske chuis gâtée ces derniers jours.  Ah ben non, j’ai mal compté, je suis à 52 jours illustrés.  Ça y est, 10 % obtenus.  Mon stress peut baisser de 10 % non, du coup ?

Je reçois donc sept illustrations pour janvier, alléluia.  Sept d’un coup, dont une qui en compte cinq.  Que du bonheur.

Et je pleure devant ma nullité en mat, car 51 ça fait nin 10 % de 365, keske je raconte ma bonne Dame ?  Fatiguée moi y’en a être.  Et stressée.

2 novembre 2010

Je revis.  J’ai reçu les illus des sept premiers jours.  Enfin les crayonnés.  Moi j’appelle ça des « brouillons », mais le terme officiel est crayonné.  Et je peux vous dire que déjà rien que crayonnés, on sent déjà la super qualité, l’humour fou et on voit ce que ça va donner : un truc démentiel.

Ce qui est génial dans cette aventure, c’est que ce qu’elles me dessinent, mes chéries d’illustratrices, ben j’y aurais même pas pensé.  Je découvre que mes phrases inspirent de nouvelles idées, un type d’humour qui est propre à chacun et chacune, et ça, c’est cherry on the cake pour moi.

Je suis contente.

Encore 61 dodos et on y est !

5 novembre 2010

Un mois avant mon anniversaire, je reçois un big cadeau, les traductions de mes textes en néerlandais, ainsi que les traduc des premières illus reçues.  Que du bonheur.  Marrant de découvrir les variations proposées par les traductrices pour le néerlandais, niveau sites web à visiter déjà, of course vu la différence de langue, puis niveau stars, niveau prénoms aussi… ça me fait bien rire, mais je ne donnerai pas de détails pour garder la surpriiiiiise intacte.

J’envoie tout ça aux illustratrices, en priant des mains et des pieds pour qu’elles parviennent à s’en sortir avec cette langue que, pour la plupart, elles ne connaissent pas.

Tilt, idée : et si on faisait une version anglophone aussi ?  Non ?  Ben quoi… roh, ça va hein, on peut rêver.

11 novembre 2010

Jour férié.  Anaïs s’amuse à faire des collages virtuels sur son ordinateur, pour composer le design qui serait, pour elle, idéal.  Et vu que j’ai aucun talent de graphiste, je réalise un truc monstrueux, mais que j’espère un chouia explicite quant à mes goûts, que j’ai eu un peu de mal à expliquer lors de la réunion du mois dernier (qui a dit « pas étonnant, avec tes goûts de chiotte ? »

13 novembre 2010

Dans un mois et demi, enfin presque, ça y est.

Je me gave de gélules pleines de plantes pour dormir (nan, pas des plantes interdites genre, mais comment ksa s’appelle, la plante qui fait rigoler quand on la fume ?), je dors mieux mais je cauchemarde : hier j’ai rêvé qu’on était à Noël, soit sept jours avant the first day, et que rien n’était prêt.

Je stresse, alors je me fais consoler par deux illustratrices, les pauvres victimes de mes angoisses, qui parviennent à me rebooster en m’envoyant du réconfort et des illustrations à la pelle (quatre d’un coup, et une semaine de terminée, une).  C’est pas bien Anaïs, de ne pas donner l’image de la businesswoman gestionnaire de blog sûre d’elle à donf.  Pas bien de te montrer comme tu es : petite chose même pas cap de gérer son entreprise, titchu.

16 novembre 2010

J’ai reçu mon design.  J’ai reçu mon desiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiigne.

Je l’aime d’amoureuh, mon design.  Il est trop beau, trop super, trop comme je voulais.  Trop plus beau que mes collages d’enfant de maternelle.

3 décembre 2010

Deux jours avant mon birthday, je suis invitée par Skynet à la soirée de lancement du Club VIB skynet lili, qui rassemble les blogs de filles jugés sympas et cool par la plate-forme.  Outre le foie gras à damner un saint et les cupcakes totalement addictifs ( j’y découvre en vrai, en live, en gros, sur écran, la bannière de mon futur blog collaboratif.  Le projet étant encore top secret, rien n’est révélé, mais keske ça me fait des papillons dans le bidou de voir ma cholie bannière, rhaaaaaaaaaaaaa.

Le cap des 100 dessins reçus est franchi, je peux dormir tranquille.  Ah ben non, me manque encore un dessin pour janvier, et c’est dans… aaaaaaaaaaaaargh, 28 jours.  Je veux mourir.

4 décembre

Hier, quelqu’un au courant du projet m’a dit, lors de la big soirée Skynet, « en fait, t’es une véritable gestionnaire de projet ».  En effet, je pensais me lancer dans un petit projet fastoche et génial.  Le projet est génial, j’en suis convaincue, mais il est loin d’être fastoche… vu que je me transforme la plupart du temps soit en Vilaine Reine qui harcèle les illustratrices pour avoir leurs dessins-ssins-ssins et si je les ai pas je leur envoie des pommes empoisonnées, na, soit en Cosette qui pleurniche, supplie, se roule à leurs pieds pour obtenir le même résultat.

Moi, gestionnaire de projet ?  PLUS JAMAIS.

5 décembre

My birthday.  Une amie me dit « hé, en 2012, tu refais pareil ? »

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan.  Plus jamais ça 🙂

Quoique… pas sur le célibat, mais je me verrais bien retenter l’aventure version « jeune maman ».  Ben quoi, chuis pas jeune maman, mais le sujet m’inspire.  Et puis hein, j’ai écrit des histoires de meurtres, sans jamais avoir tué personne, je le jure.

6 décembre

Pour ma Saint-Nicolas, je reçois mon centième dessin, yessssssssss.  Allez, en route vers le deux centième…

17 décembre

En six jours, j’ai eu droit à Noël, Pâques et toutes les fêtes réunies : avalanche de dessins.  De circonstance, vu la neige qui envahit le pays depuis deux semaines déjà.  Je vais de bonne surprise en bonne surprise en découvrant tous ces dessins.  J’ai une chance folle de faire partie de ce projet, d’en être l’instigatrice, d’être entourée de personnes qui y croient autant que moi et qui se motivent pour qu’il soit une réussite.  Amen.

Pile un tiers des dessins reçus, si c’est pas du bonheur ça.  Et puis le design sera en place la semaine prochaine, juste avant Nowèl.  Et puis encore deux semaines et on y eeeeeeeeeeeeest.

Yessss.

18 décembre

Régulièrement, j’ouvre le fichier qui contient tous les dessins déjà reçus, et je les regarde.  Je les admire.  Je suis béate devant la capacité qu’ont les gens à faire sortir d’un crayon de telles choses, moi qui sais juste dessiner le bonhomme Zut (vous savez, vous, dessiner le bonhomme Zut ?)  Alors je passe de longues minutes à regarder les dessins que j’ai en stock.  Et je savoure cette exclusivité que j’ai : avoir accès à tous, savoir qui participe, savoir tout tout tout.  Je savoure…

Et je ne stresse plus, les choses se mettent en place.  Les trois premiers mois sont quasi bouclés, je suis dans les temps.  Je suis zeeeeeeeeeeeeeeeen.

20 décembre

Vers 16 heures, je checke au hasard la page « Planète célibataire », sur laquelle j’ai bossé un peu hier, pour ajouter quelques liens et des billets tests.  Et au lieu de la moche page bleue habituelle, je découvre le magnifique design flashy à souhait.  Comme c’est beau.  L’équipe de webdesigner doit être en train de bosser dessus, car chaque fois que j’actualise, paf, y’a du neuf.  C’est comme un accouchement, après une grossesse de… ben neuf mois, vu que j’ai vraiment terminé les textes en mars 2010.  Marrant, le hasard.  Mon bébé est né en ce 20 décembre, et dès le 1er janvier, il ne sera plus seulement mon bébé, mais aussi le bébé de toutes les illustratrices.

31 décembre

Encore un dodo… très court le dodo, because réveillon, et on y est.

Rendez-vous demain 10 heures, sur …

Et rendez-vous les 364 jours qui suivront demain, même lieu même heure.

 

Conclusions, à la veille de l’aventure, Planète célibataire, c’est :

– 1 tableau excel consulté 24 fois par jour minimum, où le rose foncé était attendu avec impatience, car une ligne rose signifiait « tout est ok pour parution ça y eeeeeeeeeest », tandis qu’une ligne rose claire signifiait « minimum un dessin reçu, on va y arriver ».

– 1 aller-retour à la capitale pour tout mettre en place

– 2 blogs, dans deux des langues de mon pays, passque je suis belge du fond des tripes, nonobstant les soucis politiques

– 5 crises de nerfs

– 6 crises de larmes

– 7 illustratrices désespérées à rebooster : oui tu es talentueuse, oui tu vas y arriver, oui tu vas respecter les délais, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire

– 9 illustratrices dotés d’un grand sens du réconfort à mon égard, pour me rebooster : oui ton projet tient la route, oui tu vas y arriver, oui tu auras tout dans les délais, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire

– 12, euh, 15, enfin plutôt 21 fois l’envie de tout laisser tomber vu le stress qui m’envahissait

– 20 aléas de la vie perturbateurs de planning : ruptures, indigestions au chocolat blanc, déménagements, grippe aviaire, accouchements, tendinites de l’index, et j’en passe

– 40 gelules de Sedanxio, plantes magiques pour dormir au lieu de faire des cauchemars abominables de blog vide, totalement vide

– 52 talents incroyables, divers et variés

– 61 fous rires toute seule derrière mon ordinateur

– 366 petites phrases sorties de ma cervelle de moineau

– 366 moments de bonheur en vue pour vous, en découvrant les dessins géniaux qui sont sortis de leur cervelle d’éléphant

– 366 idées originales, auxquelles je n’aurais sans doute pas pensé, que du bonheur

– 976 heures 12 minutes et 47 secondes de travail pour moi, et des chiffres tout aussi vertigineux pour elles

– 1462 « mercis » dans mes mails

– *3793 mails envoyés, 1342 mails reçus

 

Il est temps maintenant de remercier :

– L’équipe skynet, sans qui Planète célibataire n’existerait pas, notamment, en vrac et sans ordre de préférence, pour pas faire de jaloux, le designer, la responsable blogs, la responsable skynet lili, les traductrices… pour leur patience soutien, leurs conseils et leur confiance en ce projet

– Les illustratrices, sans qui Planète célibataire n’existerait pas non plus, pour leur patience aussi, parfois (qui a dit « souvent » ?), leur motivation, leur enthousiasme, leur talent incroyable et leurs idées géniales

– Les personnes qui m’entourent au quotidien et qui ont survécu à mes angoisses, mes sautes d’humeur et mes débordements d’enthousiasme… parfois les trois ensemble.

Ce sera tout, pour le moment.

Amen.

 

Et maintenant je me tais et je vous laisse découvrir…

 

20/07/2019 : J’adooooore…

…ce site, je n’ai encore lu que quelques articles sur le handicap mais ça me parle, drôle et pas larmoyant du tout :

http://1000decouvertes4roulettes.com.

Vous, valides, allez lire c’est un ordre .

Ouais, le handicap me donne le droit d’être chiante et de donner des ordres (je sais, je le faisais déjà avant mais là c’est acceptable mdr). Je rigole mais mercredi, je suis allée voir Le roi lion version 2019 au ciné. J’ignorais que c’était le jour de la sortie, la première séance, y’avait un monde fou. Et j’ai réalisé combien mon handicap avait des avantages, si si. Par exemple, y’avait une file folle pour entrer au ciné (pourtant il était 13h45, le film étant à 14h30) j’ai avancé aux 2/3 de la file (quand-même hein !) et j’ai fait mes yeux de chat potté à un Monsieur dans la fille « excusez-moi, je suis handicapé, je suis seule, je peux me mettre devant vous ? » Et bien sûr il a dit oui (il était super de toute façon) car on ne peut décemment pas dire « non, va au bout de la file, pétasse » à une handicapée.

Ensuite, durant l’entracte, je suis allée aux toilettes comme tout le monde, y’avait une file de dingue, et of course je suis allée dans la toilette pour handicapés, elle était vide, donc je suis passée devant tout le monde, le bonheur quoi.

Le dernier bonheur est que quand j’allais au ciné dans ma première vie, j’adorais aller à la dernière rangée et être au milieu, même que je comptais les sièges (obsessionnelle ? si peu). Maîtenant, je suis d’office au milieu, bon, bon, bon, à la première rangée, celle pour handicapés, MAIS elle est un chouia éloignée de la rangée pour « valides » donc pas de pieds sur mon siège (j’ai toujours eu horreur de ça, voilà pourquoi j’allais à la dernière rangée) et je ne suis habituée à être très près maintenant, je n’ai plus la tête qui tourne et je vois bien l’image (en double mais bien). Yesss. Et places souvent vides, donc pas de bruit, de reniflement ou de pope corn qui saute.

Au fait, le film est super.

08/07/2019 : rigoler de son propre humour

Je rigole toute seule de mon humour. C’est pas la cérébrolésion, j’avais déjà ça avant, un humour si fou qu’il me faisait rire, ou bien un cerveau si con que je rigolais de tout, va savoir…

J’envoyais un message à ma voisine et je me suis souvenue après de la raison, donc j’en renvoie un :

« ho j’ai oublié pq je t’crivais : ça t’intéresse des vrais tupperware ? j’en avais mis plein de côté (dont certains de mes grands parents, c’est super solide), mais j’en ai trop (comme trop de fringues, trop de ciseaux, trop de bottes, trop de chats). »

Marrante non, la fin ? Je me marre encore, ouiiiiiii je suis bon public.

24/06/2019 : ma création du jour sur kizoa

www.kizoa.com_collage_2019-06-24_13-40-16

En cherchant « retouche en ligne photo » sue google, je suis tombée sur kizoa et ça me disait quelque chose. Et bien oui j’avais un compte et j’avais chargé toutes mes photos des passages couverts à Paris (séjou 2013).

Comme hier j’ai eu l’immense joie de reprendre la Namourette de Salzinnes à Jambes (fastooooooche, y’a juste 20 marches quoi, parfait …) j’ai fait plein de photos et fait un montage, rapidement, en deux heures quoi, et je l’ai mis sur facebook mais je le mets ici aussi, et j’en profite pour copier un petit bout de mon blabla facebook : « mon cerveau de merde je m’en fous, le plus dur pour moi c’est ce handicap physique, une galère même si je sais que ça pourrait être pire (mais y’a que moi et Martine qui pouvons le dire, les autres qu’ils vivent ma vie et on en reparle ok ?), ben oui je pourrais être morte, ooooooh je rigole, je pourrais être en chaise roulante, n’avoir aucune indépendance, ne pas avoir pu rentrer chez moi, et j’en passe… »